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17 mai 2002
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La Quatrième Internationale 1940-1953

La Conférence de 1946

Le travail de reconstruction fut effectivement achevé du 3 au 5 mars 1946, à Paris, où se tint une Conférence de l’Internationale qui parvint à regrouper une trentaine de délégués venant de dix sections (allemande, américaine, anglaise, belge, espagnole, française, irlandaise, suisse et palestinienne). Cette réunion — tronquée à cause d’une descente de police (1) — représentait le premier rassemblement intercontinental des trotskystes depuis la Conférence Extraordinaire de 1940.

A l’ordre du jour figuraient principalement le bilan de l’action du Secrétariat Provisoire Européen, l’adoption d’un Manifeste et d’une résolution “La nouvelle paix impérialiste et la construction des partis de la IVe Internationale”. En même temps, cette conférence devait élire un nouveau CEI et un nouveau SI.

Les documents préparatoires de cette conférence ont été écrits et diffusés dans des conditions difficiles. Le Secrétariat Européen, basé à Paris, était toujours clandestin : ni l’Internationale, ni sa section française, le PCI, ni leurs journaux respectifs (Quatrième Internationale et La Vérité) n’étaient légaux. De plus, l’argent manquait terriblement, à cause du dysfonctionnement international produit par la guerre et des difficultés de communication.

Les positions adoptées par la Conférence montrent en général une organisation qui cherche à comprendre la nature de l’après-guerre, qui arrive à garder la boussole programmatique, mais qui, comme nous l’avons vu, commence à s’éloigner de la réalité sur le plan des perspectives.

L’adoption du Manifeste montre que l’Internationale maintenait le cap révolutionnaire. Le Manifeste décrit clairement la nature de la guerre et rejette toutes les pressions, venant d’une part de l’impérialisme et d’autre part du stalinisme, qui cherchent à présenter la guerre comme autre chose qu’une guerre rapace impérialiste :

“C’était une guerre pour les ‘quatre libertés’, selon l’expression de son plus éminent protagoniste, le chef décédé de l’impérialisme américain, Franklin Roosevelt. Au lieu d’être ‘délivrée de la peur’, l’humanité se trouve devant la menace de sa propre destruction par l’énergie atomique. Au lieu d’être ‘libéré du besoin’, le monde, pour les trois-quarts, est ravagé par la famine et les épidémies. En guise de ‘liberté d’expression’, la grande majorité des peuples doit obéir aux ordres de gouvernements militaires ou de fantoches installés par les vainqueurs. Seule la fallacieuse ‘liberté de religion’ demeure comme un outil toujours très souple aux mains des dirigeants, ce qui leur permet d’exciter la haine et les querelles parmi leurs sujets. Tel est le vrai visage de la liberté et de la démocratie promise.” (2)

En même temps, devant l’expansion du stalinisme en Europe de l’Est, l’Internationale a rejeté les idées — venues de ses propres rangs — selon lesquelles la bureaucratie soviétique avait changé de nature, pour devenir pour certains une nouvelle classe, pour d’autres progressiste. L’Internationale soulignait qu’en l’absence d’une opposition révolutionnaire, la politique brutale des staliniens était en train de renforcer les forces réactionnaires.

L’esquisse de programme adoptée par la conférence montrait également sa nature révolutionnaire et sa capacité à réorienter le programme. Comme nous l’avons vu (cliquez ici), en Europe occidentale (où se trouvait la majorité des sections) les tâches démocratiques (retrait des troupes alliées, assemblée constituante, abolition de la monarchie, dissolution de l’armée permanente et la création des milices ouvrières, libertés démocratiques etc) étaient liées aux revendications transitoires (échelle mobile des salaires, répartition des heures de travail sans perte de salaire, nationalisation sans indemnité ni rachat, contrôle ouvrier, planification de l’économie...).

Quant au mot d’ordre “gouvernement socialiste-communiste”, avancé dans la plupart des pays d’Europe pour concrétiser le mot d’ordre de “gouvernement ouvrier”, l’Internationale mettait en garde les sections contre “la déviation opportuniste, qui consisterait à le défendre dans un sens purement parlementaire en présentant la constitution possible d’un gouvernement parlementaire socialiste-communiste elle-même comme une solution des problèmes qui inquiètent les masses”. (3)

En URSS (où il n’existait pas de section) la perspective demeurait celle de la révolution politique. Il n’y avait aucune trace d’une adaptation à la bureaucratie.

En fait, l’erreur fut plutôt de sous-estimer la force du stalinisme : la première version du document de perspectives prévoyait l’effondrement rapide de la bureaucratie. (4) En maintenant les perspectives d’avant-guerre qui prévoyaient clairement la chute rapide du régime bureaucratique, l’Internationale niait la nouvelle situation et les nouveaux rapports de force nés de la guerre.

Sur une question, la conférence n’a pas apporté de réponse correcte. Le RCP britannique avait déposé des amendements exigeant le retrait des forces armées soviétiques des pays de l’Europe de l’Est. Cette position fut rejetée à la conférence, mais adoptée à l’unanimité trois mois plus tard, lors de la première réunion du nouveau Comité Exécutif International. (5)

Dans les pays coloniaux, la conférence avançait le programme de la révolution permanente où les tâches démocratiques qui prédominent dans la lutte anti-impérialiste ne peuvent être résolues que sous la direction des travailleurs, appuyait les mouvements indépendantistes dans les colonies, appelait le mouvement ouvrier dans les pays impérialistes à les soutenir et soulignait l’importance de l’indépendance politique à l’égard des forces des autres classes.

L’Internationale déclarait qu’elle “met en garde contre les efforts de la bourgeoisie coloniale liée à l’impérialisme par ses intérêts capitalistes pour freiner la lutte et la trahir. Pas de confiance en Gandhi, Nehru, Patel et consorts! La lutte de l’Inde, de l’Egypte, de l’Indonésie, de l’Indochine et de tous les autres peuples coloniaux pour l’indépendance nationale, pour la libération totale de l’oppression impérialiste, ne peut triompher que dans un combat intransigeant contre les oppresseurs. Seule la jeune classe ouvrière appuyée par les masses paysannes peut conduire la lutte à son achèvement victorieux! Formez vos propres conseils d’ouvriers et de paysans pour diriger la lutte! Emparez-vous des terres pour ceux qui les cultivent! Instaurez le contrôle des usines par les comités ouvriers! Ne permettez pas aux dirigeants bourgeois et aux traîtres staliniens de passer un compromis avec l’impérialisme! Exigez la convocation immédiate d’une Assemblée constituante où s’exprimeront librement la volonté du peuple et son droit à se gouverner à sa guise!” (6)

Enfin, la construction des partis était conçue de façon flexible, même si la position sage adoptée semble en contradiction formelle avec les perspectives de croissance rapide : “la voie pour la construction de nos partis, en particulier en Europe continentale, passe à l’étape actuelle par la combinaison de notre travail indépendant, garanti par notre autonomie organisationnelle et politique, avec un travail de fraction patient, systématique et de longue haleine dans les organisations réformistes, centristes et staliniennes. (...) Il s’agit de construire le parti révolutionnaire, patiemment, systématiquement, dans des conditions objectives favorables s’étendant sur une longue période, et non pas de découvrir, grâce à de nouvelles ‘formules ingénieuses’, les secrets de la génération spontanée des ‘partis de masse.’” (7)

Prises dans leur ensemble, ces positions indiquent clairement que l’Internationale était bien la digne héritière de l’Internationale fondée par Trotsky huit ans auparavant. Malgré la rupture de communications pendant de longues années, malgré les erreurs commises par certaines sections durant la guerre, malgré la perte énorme de militants et de l’expérience accumulée avant-guerre (la grande majorité des militants, recrutés pendant la guerre, était très jeune), ces camarades ont été capables de reconstituer une direction, de se réarmer politiquement et de commencer le travail de reconstruction politique.


D’importantes erreurs de perspective

Et pourtant, comme lors de la réunion de 1944 (cliquez ici), l’Internationale n’arriva pas à comprendre la véritable nature du monde d’après-guerre. Les événements italiens ne se sont pas répétés. Par exemple, malgré l’importance des occupations d’usine et l’existence des milices armées en France, la situation n’échappa pas au contrôle des staliniens et des impérialistes. L’absence de tout mouvement de classe en Allemagne fut déterminante. La classe ouvrière allemande, malgré ses traditions de lutte, était anesthésiée, incapable de saisir cette opportunité et trop affaiblie par des années de défaites.

Sur le fond, l’Internationale pensait que rien n’avait changé depuis sa fondation: les mêmes perspectives de guerre imminente et de révolution étaient maintenues. Oser penser autrement signifiait trahir la nature même de l’Internationale :

“Seul un esprit superficiel et capitulard petit-bourgeois pourrait voir un démenti de notre perspective révolutionnaire dans le fait que la guerre n’a pas déterminé, pendant son déroulement ou immédiatement après, la révolution en Europe; que la révolution allemande n’a pas eu lieu; que les organisations traditionnelles, et en premier lieu les partis staliniens, ont connu un nouveau et puissant essor.” (8)

Evidemment, il ne s’agissait pas de conclure que l’époque impérialiste n’existait plus, ni que la révolution était impossible. Mais il fallait d’abord tirer la leçon de ce qui s’était passé depuis l’éclatement de la guerre, les conséquences de l’absence ou de la défaite de la vague révolutionnaire. Ceci l’Internationale refusait de le faire, se retirant derrière un optimisme superficiel et vantard.

Ainsi l’existence de gouvernements de collaboration de classe en Grande-Bretagne, en France et en Belgique ne signifiait pas une “contre-révolution” démocratique de la part de la bourgeoisie aidée par les partis réformistes, mais s’expliquait “parce que la pression des ouvriers et de la masse populaire est trop puissante”. (9)

Pire, dans une série de pays, “parmi lesquels l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada, les pays sud-américains, l’Australie, l’Afrique du Sud et plusieurs pays coloniaux, l’obstacle du stalinisme et, dans la plupart des cas, même du réformisme, n’a pas une importance déterminante.” (10) En Allemagne, l’absence de tout mouvement révolutionnaire et l’occupation du pays par quatre armées “a seulement retardé le rythme de son développement; elle n’en a pas le moins du monde modifié l’orientation.” (11)

Pour résumer, pour l’Internationale “La situation actuelle n’est pas une situation de crise conjoncturelle. Il ne s’agit pas d’un soulèvement isolé, dans un pays donné. Il s’agit de toute une période révolutionnaire à l’échelle mondiale. Le monde capitaliste n’a plus d’autre issue qu’une agonie prolongée.” (12)

Cette analyse, répétée maintes fois, était profondément erronée. Par définition, la guerre avait résolu certaines contradictions de l’économie capitaliste; partiellement et temporairement, bien entendu, mais l’existence de la paix et le début de la reconstruction économique de l’Europe montraient clairement que l’impérialisme avait gagné un certain répit, même si la lutte de classe se poursuivait et si de nouveaux bouleversements, de nouvelles confrontations nationales et internationales, étaient attendues.

Mais les dirigeants de l’Internationale ne comprenaient plus cela : “Si la guerre n’a pas immédiatement déterminé, en Europe, la montée révolutionnaire avec l’ampleur et le rythme escomptés, il n’en est pas moins clair qu’elle a détruit l’équilibre capitaliste sur une échelle mondiale, ouvrant une longue période révolutionnaire (...) Il s’agit actuellement d’une crise mondiale jamais atteinte dans le passé, d’une montée révolutionnaire mondiale qui, tout en mûrissant inégalement dans les différentes parties du monde, ne cesse d’exercer une influence réciproque d’un foyer sur l’autre, et détermine une longue perspective révolutionnaire.” (13)

Cela voulait dire que même “l’équilibre” de l’entre-deux-guerres — un équilibre par des crises économiques (1929), des situations révolutionnaires (Chine, France, Espagne...), la montée du fascisme (Italie, Allemagne, Espagne...) et des guerres (Italie-Ethiopie, Japon-Chine...) — n’était plus possible. Voilà la gravité de la situation selon l’Internationale.

L’Internationale confondait la nature de l’époque — l’époque des guerres et des révolutions — et les perspectives pour la période. Cette nuance — fondamentale pour toute analyse marxiste sérieuse et pour toute perspective digne de ce nom — commençait à être oubliée. Cette erreur allait de pair avec l’objectivisme que nous avons déjà noté. A l’avenir, cette méthode erronée conduira à des erreurs politiques de plus en plus graves. L’absence de réélaboration politique et des perspectives allait conduire l’Internationale à sa perte.

Ces analyses n’ont pas été acceptées par tous. Le RCP britannique en particulier comprenait que les événements qui s’étaient déroulés depuis 1944 avaient repoussé pour un temps la perspective de la révolution.

Dans un amendement qui fut rejeté par la Conférence, le RCP rappela à l’Internationale le B-A-BA de la politique révolutionnaire, à savoir, comme Trotsky l’avait exprimé dans sa critique de l’ébauche du programme de l’Internationale Communiste en 1927 (14) — qu’il n’existe pas de “situations impossibles” pour la bourgeoisie.

Appliquant cette méthode à la situation d’après-guerre, le RCP soulignait que “Là où le prolétariat était paralysé par ses partis et ne savait exploiter la crise pour renverser le capitalisme et prendre le pouvoir dans ses propres mains, un nouveau relèvement économique s’amorça.” (15)

Le RCP cherchait à ancrer son analyse dans la théorie marxiste de la crise : “les lois du capitalisme garantissent par elles-mêmes le relèvement de l’économie et rendent un nouvel ‘essor’ (boom) inévitable. Particulièrement en raison du fait que cette crise n’est pas une crise de surproduction et que les capitalistes ne sont pas attaqués en Europe occidentale par les organisations de masse, mais profitent de l’assistance et du soutien direct de la sociale-démocratie et du stalinisme, une reprise cyclique est inévitable. Il n’est pas exclu que, notamment en Europe occidentale (à l’exception de l’Allemagne et de l’Autriche), les chiffres de la production puissent même atteindre et dépasser le niveau d’avant-guerre dans la prochaine période.” (16)

Mais cet amendement, comme les autres, fut repoussé par l’Internationale. Celle-ci campa sur ses certitudes dogmatiques et maintînt les perspectives d’avant-guerre au lieu de regarder la vérité en face, de traiter les données de la lutte de classe et de les intégrer dans la théorie marxiste.

La Conférence inclut également dans ses perspectives le menace d’une Troisième Guerre mondiale. Partant d’une position correcte — l’existence continue du capitalisme rend inévitable une nouvelle guerre — les camarades en concluèrent que la guerre ne pouvait pas être loin :

“Pas d’erreur à ce sujet : la troisième guerre mondiale est en route.” (17)

Pour la plus grande section, le SWP américain, la situation était encore plus simple. La guerre n’était pas à venir, elle était toujours là ! Ainsi, le 4 novembre 1945, trois mois après la capitulation du Japon et la fin de la guerre, James P Cannon, dirigeant du SWP, expliquait que ce n’était qu’un trompe l’oeil :

“Trotsky prédisait que le destin de l’Union soviétique serait décidé pendant la guerre. Ceci reste notre conviction la plus ferme. Sauf que nous sommes en désaccord avec certaines gens qui pensent avec insouciance que la guerre est finie. La guerre n’a fait que passer à travers une étape; elle est actuellement dans le processus de regroupement et de réorganisation pour la deuxième étape. La guerre n’est pas finie, et la révolution qui disions-nous sortirait de la guerre en Europe n’a pas été retirée de l’ordre du jour. Elle n’a été que retardée et reportée, d’abord à cause de l’absence de direction, de l’absence d’un parti révolutionnaire suffisamment fort.” (18)

Le SWP partageait et amplifiait l’erreur de l’Internationale. Mais face à la critique interne émise par Felix Morrow de cette exagération ridicule, la direction du SWP refusa tout simplement de répondre, préférant traiter la question de la défense de l’URSS, également abordée (de manière correcte) dans la présentation de Cannon. (19) Par la suite, le SWP a abandonné cette curieuse position, sans jamais la critiquer ouvertement.

L’erreur de l’Internationale n’était donc pas inévitable : des voix s’élevèrent contre les positions adoptées, et elles furent ignorées. Il ne s’agit donc pas de “sagesse rétrospective” de notre part.

Deuxièmement, l’erreur de l’Internationale n’était pas seulement une erreur de prévision. C’était une erreur méthodologique. L’Internationale considérait que les perspectives de fondation de l’Internationale n’avaient pas besoin d’être réexaminées, ré-élaborées, face à la nouvelle réalité. Peu à peu, un reflex dogmatique s’installait au sein des instances dirigeantes de l’Internationale.

Quelles conclusions faut-il tirer de cette analyse? L’Internationale a-t-elle été viciée dès sa reconstruction par une méthode centriste? Non. Comme elle l’a dit elle-même dans son Manifeste : “La force de la IVe Internationale, ses propres expériences l’ont montré, réside dans son programme marxiste inébranlable.” (20)

Au moment de la Conférence, le programme de l’Internationale avait résisté aux terribles pressions de la guerre et aux défis politiques engendrés par l’après-guerre. Mais ce programme “inébranlable” était bâti sur le sable — l’analyse de la nature de l’après-guerre, l’attente de la crise économique et de l’éclatement de la Troisième Guerre mondiale.

Un écart était en train de se creuser entre le programme et les perspectives. Ceci pourrait apparaître peu grave, mais traduites sur le plan national, les perspectives internationales pouvaient dérouter les sections (cliquez ici). En 1946, cet écart était toujours limité, et, surtout, l’Internationale disposait de forces qui avaient critiqué ses erreurs. Pour certaines — telle la question du retrait des troupes soviétiques de l’Europe de l’Est — l’Internationale se montra flexible, et prête à changer de ligne. Certes, il apparut des signes inquiétant à l’intérieur du SWP dans la manière de répondre aux critiques internes, mais la direction Internationale s’opposa à l’exclusion de Morrow. (21)

Il n’y avait aucune raison de penser que l’Internationale ne serait pas capable de s’adapter à la nouvelle situation, à écouter les critiques et de procéder à une ré-élaboration des perspectives et du programme pour faire face à l’avenir. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.



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Pour la politique du SWP (US) en 1946 cliquez ici


NOTES
1 Voir l’article de Rodolphe Prager, Les Congrès de la Quatrième Internationale, t.2, p343-356
2 Ibidem, p361
3 Ibidem, p419
4 Ibidem, p450
5 Ibidem, p355
6 Ibidem, p384
7 Ibidem, p412-413
8 Ibidem
9 Ibidem, p374
10 Ibidem, p410-411
11 Ibidem
12 Ibidem, p378
13 Ibidem, p405-406, p410
14 Voir L. Trotsky, Oeuvres, tIII
15 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t.2, p438
16 Ibidem, p441
17 Ibidem, p366
18 James P Cannon, The struggle for socialism in the ‘American century’, (Pathfinder 1977) p200
19 PC Resolution, Internal Bulletin (SWP-US), décembre 1945
20 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t.2, p381
21 Ibidem, p354



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La Quatrième Internationale 1940-1953
(33 pages web)

Préface

La QI et la guerre

La direction de la QI pendant la guerre

Les trotskystes français et la guerre

Le SWP (US) et la guerre

La question démocratique et la guerre

La conférence de 1946

Le SWP (US) après la guerre


La direction internationale après la guerre

La section française 1946-48

La section britannique 1946-1948

1948 : le IIe Congrès

Le IIe Congrès et le stalinisme

La crise Yougoslave

La nature de la Yougoslavie

1949 : l'Internationale tourne à droite

L’Internationale et l’Europe de l’Est

L’Internationale et la Chine

La révolution chinoise

La guerre de Corée

Le SWP (US) et la guerre de Corée

1951 : Un changement de perspectives

“Où allons-nous?”

"Où va Pablo?"

1951 : Crise en France

1951 : le IIIe Congrès

L’entrisme “sui generis”

La scission au sein du PCI français

La lutte au sein du SWP (US)


Pablo et Healy

La révolution bolivienne

1953 : La scission de l'Internationale

Cannon, le SWP et l’Internationale

Conclusion