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17 mai 2002
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La Quatrième Internationale 1940-1953

La lutte fractionnelle aux USA

Nous avons vu que toute l’Internationale était d’accord sur les questions politiques clés de la période, et que sa direction internationale était quasiment unanime sur l’exclusion d’une section refusant d’appliquer la ligne. D’où est venue alors la scission de 1953 ?

Comment expliquer qu’un an après que le CEI eut confirmé l’exclusion de la majorité du PCI, le SWP dénonçait l’apparition “dans la direction de la Quatrième Internationale d’une fraction incontrôlée, secrète et personnelle, qui a abandonné le programme de base de trotskysme” (1) et critiquait le fait que la majorité du PCI “a été arbitrairement et injustement exclue par Pablo” ? (2)

Mis à part le culot évident du SWP, et l’étonnante campagne dirigée contre le seul Pablo, ce revirement de la plus grande section de l’Internationale s’explique par le fait que le combat fractionnel avait touché les Etats-Unis. Soupçonnant Pablo de soutenir une minorité autour de Clarke, Cannon et Cie décidèrent de rompre avec lui sur le plan international.

Malheureusement, comme le PCI avant lui, le SWP n’avait pas les moyens politiques nécessaires. Comme nous l’avons vu, sur tous les points principaux, le SWP avait activement soutenu les positions de l’Internationale.

Si le SWP avait voulu rompre politiquement avec la politique centriste de l’Internationale, il aurait fallu qu’il rompe aussi avec son propre passé. Ce qu’il n’a pas fait.

Les principales divergences entre la direction et le groupe autour de Clarke (“Livingstone”) et Cochran (“E. R. Frank”) concernaient avant tout les questions d’orientation et de cible.

Au début des années 50, le SWP dût faire face à la vague anti-communiste qui déferla sur le pays. Après l’éclatement de la guerre de Corée en juin 1950, une série de lois fut proposée afin de limiter les droits démocratiques et d’augmenter les pouvoirs bonapartistes du Président.

Le SWP et le PC n’eurent plus le droit de présenter des candidats aux élections dans l’Etat du Michigan, l’armée fut utilisée pour briser une grève de cheminots et l’Etat d’urgence fut décrété par le Président Truman, en application d’une nouvelle loi qui autorisait aussi l’ouverture de camps d’internement. En même temps la chasse aux sorcières anti-communiste fut conduite par le Sénateur McCarthy. Les temps devenaient très difficiles pour les trotskystes.

La réponse du SWP fut double : d’un côté il décida de poursuivre son “américanisation”, renonçant aux photos de Lénine et de Trotsky et renonçant à l’étiquette de “trotskyste” pour se rapprocher de la réalité des travailleurs américains. (3)

De l’autre, il appuyait ses “Thèses sur la Révolution Américaine” de 1946, qui prévoyaient une crise rapide du capitalisme américain et l’éclatement de la révolution, dirigée par le parti historique du prolétariat américain, le SWP.

Malgré la répression anti-démocratique et le fait que le SWP caractérisait McCarthy comme “le Hitler américain”, une partie importante de son travail pendant cette période fut pourtant centré sur le travail électoral.

Pendant les grandes grèves qui ponctuèrent ces années, comme par exemple la grève à Chrysler en 1950 ou la grève des sidérurgistes en 1952, le SWP n’arriva pas à avancer des mots d’ordre centraux comme le contrôle de la base sur la grève à travers des assemblées générales et l’élection de comités de grève, l’envoi de piquets de grève aux autres entreprises etc.

Le SWP ne dépassa pas un syndicalisme radical, et ne comprendra pas la nature et la politique de la bureaucratie syndicale. En menant cette politique, le parti ne dépassait pas le niveau de conscience des travailleurs américains qui, même s’ils s’étaient montrés à maintes reprises capables d’actions très importantes contre les patrons, manquaient — et manquent toujours — de conscience politique. (4)

C’est dans ce contexte qu’éclata en 1952 un débat sur l’orientation de l’organisation. Cochran et Clarke, deux dirigeants de l’organisation, soutenus par une partie importante des syndicalistes du parti, commencèrent à prôner une orientation vers le Parti Communiste américain et sa mouvance, notamment autour de campagnes de solidarité et dans le travail syndical.

Sous sa première forme, le débat fut vite étouffé, et le Plénum du Comité National de mai 1952 arriva à un accord — connu sous le nom évocateur de “trêve”, ce qui indiquait que l’accord ne serait que temporaire — sans que le débat éclata dans les rangs du parti.

En même temps, pour montrer qu’il existait un large accord, le Congrès du SWP, soutenu par un BP unanime, salua les thèses du IIIe Congrès Mondial “comme un grande victoire du trotskysme international dans le domaine de l’analyse marxiste, de la stratégie et de la tactique révolutionnaire”, soulignant avec raison que “la tactique préconisée dans la Résolution découle de l’analyse politique comme sa conclusion logique.” (5)

Mais quand, à la fin de l’année, Cochran et Clarke revinrent à la charge, la majorité du BP du SWP déclara de suite que “nous approchons de la confrontation finale”. (6)

Quel était le péché des oppositionnels au sein du SWP (à part être... des oppositionnels)? A New York, la minorité était devenue majoritaire, et mettait en oeuvre une orientation qui impliquait de “se tourner vers la masse des travailleurs peu initiés sur le plan politique, vers une audience plus étroite mais plus sélective des organisations de gauche, des travailleurs et des intellectuels politisés et la jeunesse estudiantine; de l’expansion de notre organisation et nos activités vers une réduction et consolidation des tâches plus modestes.” (7)

Il est évident que Cochran-Clarke avaient en même temps raison et en même temps tort. Comme l’a dit Cannon, l’opposition était constituée de syndicalistes usés et déçus (autour de Cochran) et d’intellectuels peu enthousiastes pour la construction du parti indépendant (autour de Clarke). Mais ils avaient raison de remettre en cause la perspective d’un développement rapide du SWP adoptée dans les “Thèses américaines” de 1946, et de chercher une audience plus ciblée et plus politisée. Cannon le reconnaîtra par la suite, quand en mars 1954 il chercha à convaincre le SWP de s’orienter vers... le PC et sa mouvance. (8)

Tout comme Pablo et le SI, le BP du SWP, et son dirigeant “à la retraite”, Cannon, refusaient toute opposition. C’est pour cela que, dès la première victoire de la minorité à New York, et la menace que surgisse un débat parmi la base de l’organisation, ils préparèrent la scission. Pablo et le SI, qui selon tous les participants, ne semblaient pas être directement impliqués au début, (9) prirent la défense de la “trêve” de 1952 mais refusèrent toute tentative “de transformer l’organisation américaine en groupe de propagande dont l’activité essentielle serait dirigée vers les travailleurs qui suivent les staliniens”. (10)

Le SI, de plus en plus convaincu de l’imminence de la guerre (en fait, c’est la paix qui va s’installer en Corée quelques mois plus tard), est entièrement d’accord avec la perspective écrite dans les “Thèses américaines” et dans les documents du IIIe Congrès selon lesquelles le SWP — qui ne regroupait pas plus de 800 militants — allait rapidement devenir la direction du prolétariat nord-américain.

De cette façon, il put exprimer sa satisfaction quand le plénum du SWP en mai 1953 vota une nouvelle “trêve”, basée sur la victoire de la majorité et la reconnaissance de celle-ci par la minorité.

Mais la paix — et la satisfaction du SI — ne durèrent pas longtemps. Cannon, qui était opposé à la trêve (largement l’oeuvre de Farrell Dobbs, devenu principal dirigeant du SWP) indiqua clairement que les Etats-Unis constituaient une “chasse gardée” et mit en garde le SI contre toute “intervention” (cliquez ici). Le ton était donné. Il suffira de quelques pas de plus pour que la scission internationale se produise.


Le combat fractionnel empire

Ayant exprimé son refus de toute “ingérence” du SI dans la vie interne du SWP Cannon continuait à attiser le feu fractionnel. Au début du mois de juin il écrivit à Sam Gordon, militant américain résident à Londres et ex-membre du SI, pour exprimer sa vision du plénum et de la nouvelle “trêve”.

Dans cette lettre, qui fut aussitôt communiquée par Gordon au SI, Cannon annonce qu’il a été chargé des “affaires internationales” par la majorité. Expliquant le déroulement du plénum, il le résuma ainsi :

“On peut tirer deux conclusions de cette expérience :
1. La crise du parti, née d’une lutte de tendances, qui a été suscitée de Paris, et qui a amené le parti à deux doigts d’une scission sans nécessité, a été surmontée grâce aux ressources et aux capacités internes du seul SWP.
2. Un renouveau de la lutte de tendance est, pour une longue période impossible après ce plénum, à moins que cette lutte ne soit suscitée de Paris. (...) La direction de la majorité toute entière s’est finalement persuadée, à contre-coeur, que le SWP a servi de cobaye pour des expériences de duplicité et d’intrigues semblables à celles qui ont caractérisé les dernières années de notre expérience au sein du Komintern. Nous ne nous attendions pourtant pas, et pendant longtemps nous avons cru impossible que de tels phénomènes se manifestent dans le mouvement international inspiré de Trotsky.(..)
Notre prochaine action en cas de tentative ouverte contre nous, sera un appel international pour dénombrer nos amis et nos ennemis. Cet appel ne se bornera pas à quelques individualités qui se prennent pour le mouvement, il sera adressé au mouvement lui-même.” (11)


A partir du mois de juin, les divisions entre les “amis” et les “ennemis” du SWP s’approfondirent. Après la mort de Staline en mars 1953, Clarke, qui était rédacteur en chef du journal théorique du SWP, Fourth International, écrivit un article dans lequel il discutait des “formes de propriété socialistes” qui existaient en URSS et se demandait si l’effondrement du stalinisme ne pourrait pas prendre la forme d’un changement graduel.

Le mois suivant le soulèvement en l’Allemagne de l’Est, et d’abord à Berlin, fit apparaître des différences programmatiques nettes entre la majorité et la minorité du SWP.

Après une série de grèves centrées sur des revendications économiques dans des villes de province, Berlin fut, les 16 et 17 juin, le centre d’une série de grèves et de manifestations massives. Un soulèvement national eut lieu. Toutes les villes industrielles de l’Est étaient touchées.

Plus de 300.000 soldats soviétiques furent mobilisées contre les rebelles qui se mirent à revendiquer le départ des dirigeants honnis, des syndicats démocratiques, l’unification du pays, etc. Mais sans une direction révolutionnaire, les masses, malgré leur héroïsme, furent contraintes de se retirer et d’accepter des compromis qui laissaient le régime bureaucratique en place.

Pour sa part, le SI publia le 25 juin un programme pour la révolution politique qui parlait du besoin de créer de véritables organes de pouvoir ouvrier et de mettre le plan entre les mains des travailleurs, mais ne soufflait mot de la question du parti. Il avançait seulement la “démocratisation réelle des Partis Communistes” et ne disait rien sur la présence et le rôle de l’armée soviétique qu’assurait la survie de la bureaucratie. (12)

Le SWP, pour sa part, critiqua un article de Clarke qui suivait la ligne du SI, mais se concentra sur la question du parti, sans évoquer les mots d’ordres qui auraient dû être soulevés lors de l’insurrection, sans parler de la création de conseils ouvriers, ou de comment s’orienter vers les tendances “réformatrices” au sein de la bureaucratie, etc. Le réflexe qui deviendra typique du Comité International — “la construction du parti” en dehors de toute référence programmatique — commençait à prendre de l’ampleur.

Le SWP répondit de la même façon à la publication d’une ébauche de document pour le IVe Congrès mondial, qui devrait se dérouler au début de 1954. Ce document — “Montée et déclin du stalinisme” — cherchait à résumer les changements qui s’étaient produits depuis le IIIe Congrès, notamment depuis la mort de Staline. Il n’y a pas beaucoup de différence entre ce document et tous ceux qui avaient été adoptés depuis 1948. Le SI préconisait clairement une politique d’entrisme dans les PC, dans la perspective inévitable qu’ils évoluent à gauche.

Mais craignant les attaques sur ce terrain, il souligna aussi, par exemple, que “le développement de la révolution internationale et la lutte pour sa direction consciente par la IVe Internationale se trouvent largement favorisées” (13) et déclara que la “tâche fondamentale” de l’Internationale était “d’assurer une direction bolchevique” des mouvements en Europe de l’Est. (14)

En réponse, en août 1953 Morris Stein du SWP (qui avait été membre du SI en 1947 et en 1949) écrivit un article contre l’ébauche du SI, qu’il décrit comme “le document le plus profondément révisionniste que nous ayons vu dans notre mouvement”. (15) Il se concentra sur deux questions : le parti et les perspectives. Sur le premier point il avait raison, critiquant la tendance qu’avait le SI à mettre à l’arrière plan la mobilisation révolutionnaire consciente des masses dans le cadre d’un parti révolutionnaire.

Qu’y avait-il de neuf dans cet article? Stein présente ce “révisionnisme” comme quelque chose de complètement nouveau alors que, comme nous l’avons vu, il s’agit d’une méthode développée par l’Internationale — et soutenue par le SWP — depuis 1948. Comme lors des événements révolutionnaires en Allemagne, aucune considération programmatique n’est réellement avancée : le début et la fin de la critique traitent exclusivement de la question du parti.

De la même façon, Stein s’en prenait à l’objectivisme qui constitue l’autre élément de la méthode de l’Internationale. Avec raison, il critiqua la citation suivante du document :

“‘Avec la victoire de la Révolution chinoise sur le Kuomintang, la période de montée révolutionnaire, commencée en 1943 avec la chute du fascisme en Italie, est entrée dans une nouvelle étape fondamentalement caractérisée par un rapport de forces international favorable à la révolution et évoluant à l’échelle globale d’une façon de plus en plus favorable à la révolution. La vague révolutionnaire passe de pays en pays, de continent en continent. Elle a atteint récemment l’URSS et les pays du glacis.’
Un tel optimisme excessif ne s’excuserait même pas dans la péroraison d’un discours d’agitation. Mais il est ostensiblement présenté ici comme une relation à froid des faits, comme le point de départ d’une révision du trotskysme. (...) Mais même si nous pouvions nous targuer de disposer de partis marxistes révolutionnaires dans chaque pays du monde, il serait faux de dire d’une telle façon que ‘la vague révolutionnaire s’étend de pays en pays, de continent en contient’. Il ne sert à rien, dans cette période de l’époque de transition d’un ordre social à l’autre, de sous-estimer la puissance et les ressources de l’adversaire capitaliste et de minimiser la crise de la direction dont souffrent les forces révolutionnaires.” (16)


On ne peut qu’être d’accord, mais cette critique peut s’appliquer à la fois aux perspectives de l’Internationale depuis 1944, et à celles du SWP, et notamment à la politique des “Thèses américaines” de 1946. Bien évidemment, le SWP a contribué lui-même énormément à “l’optimisme excessif” qui marqua l’Internationale dans l’après-guerre.

Par exemple, un an auparavant, le Comité National du SWP avait adopté une résolution qui expliquait que : “Actuellement, les possibilités d’exploiter des terres étrangères sont fermées au capitalisme à une vitesse et d’une manière sans précédent : par la marche des mouvements coloniaux et prolétariens. Nous sommes donc en présence d’une seule nation capitaliste, équipée d’une machine productive sans précédent, mais qui est largement exclue du monde colonial par un mur de feu révolutionnaire. Le capitalisme nord-américain n’a pas d’avenir.” (17) Plus “pabliste” que ça, tu meurs!

Bien entendu, on pourrait dire “mieux vaut tard que jamais” et féliciter le SWP d’avoir enfin compris la nature du “révisionnisme” qui affectait l’Internationale. Mais en fait il ne l’a pas compris. Effectivement, certaines de ses critiques étaient justes.

Mais il refusait d’examiner son propre passé, il refusait de ré-examiner les perspectives et le programme de l’Internationale depuis la fin de la guerre. Seule une telle réélaboration aurait montré qu’il avait rompu réellement avec la méthode centriste de l’Internationale.

Cette incompréhension de la dégénérescence de l’Internationale fut manifeste quand Cannon déclara à la réunion qui marqua le début de la scission : “notre rupture avec le pablisme, comme nous le voyons clairement maintenant, se ramène à un point auquel se ramène tout le reste, c’est celui-là même : la question du parti.” (18)

Cannon avait tort. L’erreur du “pablisme” n’était pas d’abord la “question du parti”. Et d’ailleurs, en dehors de la question du programme, “la question du parti” n’a pas de sens. L’erreur de l’Internationale — et pas seulement de “Pablo” — était de ne pas comprendre la nature des développements politiques, notamment au sein du stalinisme, et de ne pas comprendre les réponses programmatiques adéquates, notamment en ce qui concernait l’indépendance politique du prolétariat et le besoin de la révolution politique, même devant une formation “centriste de gauche” (en fait, stalinienne) comme le PCY ou le PCC.

“La question du parti” n’est que l’une des conséquences de cette orientation, de cette méthode adoptée par l’Internationale. Mais ni le SWP, ni le Comité International, ne le comprendront.


Lisez la suite

Pour une discussion de l’attitude de Cannon à l’égard de l’Internationale cliquez ici


NOTES
1 Comité national du SWP, “Aux trotskystes du monde entier”, novembre 1953, Cahiers du CERMTRI 47, p56
2 Ibidem, p58
3 SWP(US) Internal Bulletin, t13 N° 1, p8
4 Voir, par exemple, Militant 6.2.50 et 30.6.52. Pour plus de détail sur la réalité du SWP pendant les années 50, voir l’article de nos camarades britanniques, “The SWP(US) in the ‘American Century’”, Permanent Revolution 7, printemps 1988, p101-125
5 Résolution du BP du SWP sur le IIIe Congrès Mondial, 8.7.52, BI du SI de la QI, août 1952, p11
6 Lettre de Dobbs, Stein et Hansen à Novack, 30.1.53, International Committee Documents, t1, (SWP-US mars 1974), p44
7 Cité par ibidem, p45
8 Lettre de Cannon à Dobbs, 19.3.54, Archives du CERMTRI
9 Voir par exemple la lettre de Gordon à Cannon (22.6.53) où il critique Cannon pour avoir suggéré que la fraction Cochran-Clarke était contrôlée par le SI. (International Committee Documents 1951-1954, t1, p55; SWP-US, 1974)
10 Lettre de Pablo, Mandel et Frank à Dobbs, Stein, Hansen, 13.2.53, International Secretariat Documents, t. 2 (SWP-US, mars 1974), p81. Cette position fut soutenue par un autre membre du SI, Gerry Healy, dans une lettre du 19.2.53, dans laquelle il soulignait que “notre Secrétariat est le meilleur que nous ayons jamais eu” (ibidem, p82)
11 Lettre de J. P. Cannon à Sam Gordon, 4.6.53, BI du SI de la QI, 30.11.53
12 Résolution du SI sur le soulèvement en Allemagne de l'Est, International Secretariat Documents, t.3 (mars 1974), p122-124
13 Quatrième Internationale, vol 11, n° 8-11; reproduit dans Cahiers du CERMTRI 47, p14
14 Ibidem, p19
15 M. Stein, Quelques remarques sur 'Montée et déclin du stalinisme', archives CERMTRI
16 Ibidem
17 Militant, 26.5.52
18 J. P. Cannon, Lutte fractionnelle et direction du parti, novembre 1953, Bulletin du Comité International de la IVe Internationale 3, 28.5.54, p13



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La QI et la guerre

La direction de la QI pendant la guerre

Les trotskystes français et la guerre

Le SWP (US) et la guerre

La question démocratique et la guerre

La conférence de 1946

Le SWP (US) après la guerre


La direction internationale après la guerre

La section française 1946-48

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1948 : le IIe Congrès

Le IIe Congrès et le stalinisme

La crise Yougoslave

La nature de la Yougoslavie

1949 : l'Internationale tourne à droite

L’Internationale et l’Europe de l’Est

L’Internationale et la Chine

La révolution chinoise

La guerre de Corée

Le SWP (US) et la guerre de Corée

1951 : Un changement de perspectives

“Où allons-nous?”

"Où va Pablo?"

1951 : Crise en France

1951 : le IIIe Congrès

L’entrisme “sui generis”

La scission au sein du PCI français

La lutte au sein du SWP (US)


Pablo et Healy

La révolution bolivienne

1953 : La scission de l'Internationale

Cannon, le SWP et l’Internationale

Conclusion