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17 mai 2002
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La Quatrième Internationale 1940-1953

L’Internationale et les pays de l’Est

Depuis l’occupation de l’Europe de l’Est à la fin de la guerre, l’Internationale s’était posée la question de la nature de classe de ces pays. La seule possibilité de destruction du capitalisme qu’elle prévoyait — mise à part la révolution ouvrière — était celle de “l’assimilation structurelle”, c’est-à-dire l’incorporation physique d’un pays à l’URSS, comme fut le cas pour les Etats baltes (Lituanie, Estonie) au début de la guerre.

Le militant qui s’occupait principalement de l’étude des “pays du glacis” et de leur éventuelle “assimilation structurelle” était Ernest Mandel. Pour Mandel, qui s’appuyait de façon dogmatique sur les écrits de Trotsky concernant la Pologne orientale en 1938-39, la condition sine qua non d’une telle transformation était l’intervention indépendante des masses.

Sur cette base, la majorité de l’Internationale considéra jusqu’en 1951 que les pays de l’Europe de l’Est demeuraient des pays capitalistes. Cette analyse fausse fut marquée par une série de tentatives pour comprendre la réalité, dont aucune n’aboutit.

Le Deuxième Congrès eut raison d’expliquer que l’occupation de l’Europe de l’Est par les forces armées soviétiques “peut être caractérisée comme un effort d’exploitation des ressources du ’glacis’ et d’assise de son contrôle stratégique tout en y maintenant des rapports de production capitalistes et une structure bourgeoise de l’Etat sous leur forme traditionnelle.” (1)

Ceci nous montre que, loin d’être incapable de vivre avec le capitalisme, le stalinisme cherche au contraire le compromis. Son objectif politique international — la préservation d’une caste bureaucratique à travers la coexistence pacifique — exige même que dans certaines circonstances les staliniens fassent tout ce qu’ils peuvent pour renforcer le pouvoir économique de la bourgeoisie.

Partout en Europe de l’Est, les résultats de l’occupation soviétique furent les mêmes. Pendant un premiers temps, les staliniens ont pillé les forces productives. En Bulgarie, en Roumanie et en Hongrie, anciennes alliées de l’Allemagne nazie, 70% de la machinerie industrielle furent enlevés dès le début de l’occupation. En 1945, 90% de l’industrie métallurgique hongroise furent transportés en URSS.

A la fin de l’été 1944, en l’espace de trois semaines la Roumanie fut pillée : toute la marine marchande, la moitié des wagons et locomotives, et tout l’équipement de l’industrie pétrolière furent enlevés. En Tchécoslovaquie, 60 grandes entreprises industrielles furent démantelées et transportées vers l’URSS. De plus, environ 30% du PNB de chaque pays occupé était dirigé vers l’URSS.

Dans plusieurs pays, l’avancée des FAS fut marquée par des mobilisations paysannes et ouvrières, souvent accompagnées de saisies des terres ou d’occupation des usines. Mais nulle part ces mobilisations n’ont eu à leur tête une direction révolutionnaire, et l’objectif principal du stalinisme, indigène et occupant, était d’étouffer toute mobilisation indépendante des masses.

En Tchécoslovaquie, par exemple, les travailleurs avaient créé des conseils ouvriers rassemblant 75% des travailleurs industriels. En octobre 1945, pour mieux étouffer cet élan révolutionnaire, le gouvernement (dirigé par le bourgeois Bénés, avec le soutien des staliniens) nationalisa 16% des entreprises, ce qui représentait plus de 60% des travailleurs.

Mais ces nationalisations ne constituaient pas des expropriations. Loin de là. Les nationalisations étaient effectuées au nom de la rentabilité et de la libre concurrence, et n’étaient conçues que comme une étape intermédiaire avant de rendre les entreprises aux bons bourgeois nationalistes.

Entre 1944 et 1947, les pays de l’Europe de l’Est ont connu une dualité du pouvoir. Il y avait d’un côté les restes de la bourgeoisie indigène, et de l’autre les staliniens. L’intention évidente des staliniens était de préserver à tout prix le capitalisme. Dans chaque pays ils prêchaient la création d’un gouvernement capitaliste stable, allant jusqu’à restaurer la monarchie en Roumanie!

Les staliniens n’avaient nullement l’intention de renverser le capitalisme. Ils voulaient justement créer un “glacis”, une zone-tampon entre l’URSS et les pays impérialistes. Et au coeur de cette stratégie front-populiste se trouvait la nécessité d’un gouvernement de coalition avec la bourgeoisie, soit sous la forme d’une coalition directe (Tchécoslovaquie), soit sous la forme d’un gouvernement ouvrier bourgeois, soit composé de membres des PS ressuscités et des PC.

Ce projet s’effondra face aux projets nord-américains de domination de l’Europe et de reconstruction économique de tous les pays à travers l’Aide Marshall, annoncée en juin 1947. Ce plan prévoyait de verser aux pays d’Europe occidentale et orientale une somme colossale de 17 milliards de dollars. L’objectif du géant impérialiste était d’abord d’endiguer “l’expansion communiste”, celle qui avait déjà eu lieu en Europe de l’Est, et celle qu’il craignait en Europe occidentale, du fait des terribles conditions économiques.

Bien entendu, les prêts proposés dans le Plan Marshall étaient aussi offerts aux pays qui se trouvaient sous domination stalinienne — y compris l’URSS. Mais comme pour le FMI aujourd’hui, l’argent n’est pas gratuit : en retour les impérialistes exigeaient un droit de regard sur la politique et l’économie des pays, et d’abord sur la composition des gouvernements. Soit l’URSS acceptait l’influence américaine dans cette zone, soit elle payait seule les frais de reconstruction.

Dans ces conditions, les staliniens n’avaient guère le choix. L’idée de la création d’une série de pays capitalistes ouvertement hostiles à l’URSS sur sa frontière occidentale n’était pas pensable. Pour mieux se protéger, les staliniens exproprièrent le capitalisme dans ces pays, “de façon militaro-bureaucratique” comme l’a dit Trotsky à propos de la Pologne. Mis à part le cas exceptionnel de la Tchécoslovaquie, cette action n’a été accompagnée nulle part de quelque “mobilisation des masses” que se soit.

Ils mirent en oeuvre le programme stalinien : écrasement de l’organisation indépendante du prolétariat, établissement d’un régime dictatorial basé sur la “planification” bureaucratique, renforcement de la caste bureaucratique et tentative d’établir la “coexistence pacifique” avec l’impérialisme.

Les staliniens ont d’abord instauré un contrôle complet sur l’appareil d’Etat et le gouvernement, à travers une série de purges et une vague de répression. En général, les forces armées de l’Etat bourgeois avaient été détruites à la fin de la guerre et les staliniens les ont tout simplement remplacé, jouant le même rôle de garant de l’ordre bourgeois. Mais là où l’appareil comportait des éléments peu fiables — soit des agents de la bourgeoisie déchue, soit des travailleurs militants — une purge fut nécessaire.

Par la suite, ils ont exproprié les capitalistes — ceux qui n’avaient pas été préalablement nationalisés — et, au milieu de 1948, ils ont instauré un système de planification bureaucratique, à l’image de celle de l’URSS, visant la suppression de la loi de la valeur. C’est cette dernière étape qui marqua la transition d’un Etat capitaliste à un Etat ouvrier, bureaucratiquement dégénéré dès son origine.

Le renversement du capitalisme — la “révolution sociale bureaucratique” — fut entièrement contre-révolutionnaire, parce qu’effectué contre les rythmes de la lutte des classes et la volonté des travailleurs. Aujourd’hui, avec l’effondrement du stalinisme, nous voyons bien les conséquences de cette expropriation bureaucratique sur la conscience de classe des travailleurs des pays de l’Est.

L’Internationale n’arrivait pas à comprendre ces événements. Pourtant, elle fut capable de décrire le tournant de 1947-48 :

“Le résultat de ces interventions a été le suivant : a)l’élimination progressive de tous les centres d’opposition bourgeoise ou petite-bourgeoise de la vie politique; b) l’établissement d’un contrôle graduel de la bureaucratie stalinienne et de ses agents ’nationaux’ sur l’économie de ces pays, par l’utilisation de méthodes différentes dans différents secteurs : détachement des SAG et sociétés mixtes de l’économie nationale de ces pays et tentative de les rattacher directement à la planification soviétique; contrôle des secteurs nationalisés par les staliniens ’nationaux’; contrôle indirect des secteurs privés par la distribution des matières premières, la fixation et le contrôle des prix, la détermination des crédits bancaires, etc.” (2)

Cette description correspond assez bien aux débuts de la liquidation contre-révolutionnaire du capitalisme effectuée par les staliniens. Mais l’Internationale n’arrivait pas à la reconnaître comme telle. Elle a même donné sept raisons qui expliquent, selon elle, pourquoi les pays du glacis demeuraient capitaliste.

Certaines définissaient ainsi la nature de l’Etat par le fait que la terre n’avait pas été nationalisée (elle ne le fut jamais en Pologne...). D’autres, plus conséquentes, par le fait que la moitié de la classe ouvrière de chaque pays était employée par des entreprises bourgeoises.

Or, cette situation se modifia à partir de 1948. Mais l’Internationale ne parle nulle part de la loi de la valeur ou de la planification.

A l’origine de cette incapacité de l’Internationale à comprendre ce qui se passait en Europe de l’Est il y avait toujours l’idée que l’assimilation structurelle était la seule forme possible de renversement du capitalisme par les staliniens. Par définition, donc, ces pays demeuraient des Etats capitalistes.

Les perspectives avancées au Deuxième Congrès pour les pays du glacis étaient les suivantes : l’Internationale soulignait que la situation instable “doit aboutir soit à un recul de la bureaucratie sous la pression impérialiste, soit à une véritable destruction du capitalisme qui n’est possible qu’à travers la mobilisation révolutionnaire des masses et l’élimination des formes particulières d’exploitation que la bureaucratie a introduites dans ces pays.” (3)

Dans le cas d’une expropriation “militaro-bureaucratique” du capitalisme, qui se déroulait effectivement au moment où le congrès adoptait ces thèses, cette analyse unilatérale risquait de conduire l’Internationale à s’adapter au stalinisme. Après tout, si l’expropriation ne pouvait plus être niée, il fallait par la suite chercher “la mobilisation révolutionnaire des masses” qui seule, selon l’Internationale, pouvait expliquer la destruction du capitalisme sur une telle échelle.

Seul le RCP britannique soulignait que le renversement du capitalisme avait déjà eu lieu ou était en train de se produire en l’Europe de l’Est. Malheureusement, ses conclusions correctes s’appuyaient sur une méthodologie erronée :

“Ce processus d’assimilation est le produit nécessaire et inévitable, d’une part, du caractère de classe de l’économie russe et de la prépondérance de l’Etat russe en tant que force militaire et politique dominante dans les rapport actuels des puissances mondiales et, d’autre part, de l’équilibre des forces entre les organisations staliniennes et ouvrières et les résidus de la classe dominante. Les transformations économiques effectuées par les staliniens leur assurent un soutien de masse de la part des ouvriers et des paysans contre la classe capitaliste, et ils sont à même d’utiliser ce soutien comme instrument de pression.” (4)

Pour le RCP, la transformation des rapports de propriété était inévitable, à cause des rapports de propriété soviétiques. Soit cette transformation résultait de la bonne volonté de la bureaucratie, soit il y aurait une “dynamique” des rapports de propriété post-capitalistes. Dans les deux cas, le RCP n’était pas exempt des adaptations embryonnaires au stalinisme exprimées par la majorité de l’Internationale.


La position de la majorité de moins en moins soutenable

Au VIIème plénum du CEI, en avril 1949, Pablo et Banerjii annoncèrent qu’ils considéraient la Yougoslavie comme un Etat ouvrier. Le RCP, toujours seul, revint à la charge sur la nature sociale des autres pays du glacis. Mais encore une fois, les camarades n’arrivaient pas à comprendre qu’avant de liquider de façon militaro-bureaucratique les rapports de propriété, les staliniens avaient préalablement écrasé les organisations indépendantes de la classe ouvrière :

“les changements dans la politique stalinienne sont le résultat du changement des rapports mondiaux, ce qui les a conduit à entreprendre des nationalisations et des réformes agraires très étendues dans certaines régions, et à y éliminer la domination du capitalisme et de l’impérialisme mondial, tout en étranglant tout mouvement révolutionnaire indépendant une fois que ceci a été accompli.” (5)

La majorité du CEI rejeta cette position, préférant défendre la position “orthodoxe” du Deuxième Congrès : ce sont des pays “en voie d’assimilation structurelle à l’URSS” au sein desquels les rapports de propriété sont toujours capitalistes. (6)

Un mois plus tard, l’un des dirigeants du RCP, Bill Hunter expliqua encore une fois que le capitalisme avait déjà été détruit en Europe de l’Est. Mais il faisait preuve des mêmes illusions à propos de la vitalité du stalinisme et du rôle des masses, insistant sur le fait que “ce mouvement ouvrier a pris le pouvoir et qu’il est en train d’éliminer le capitalisme” et parlant des “mesures progressistes que le stalinisme est obligé de prendre par suite de la vitalité de la forme de propriété sur laquelle il repose”. (7)

Aux Etats-Unis, le jeune dirigeant du SWP, Joe Hansen, adopta une position similaire à celle du RCP :

“A mon avis, dans un pays où le pouvoir de la bourgeoisie a été brisé et les secteurs principaux de l’économie ont été nationalisés, nous devons mettre cet Etat dans la catégorie générale des “Etats ouvriers”, même si cela diffère monstrueusement des normes avec lesquelles nous avons opéré. Ce changement ne peut pas avoir lieu sans une guerre civile, même si cette guerre civile se présente sous une forme déformée, largement différente de nos normes (...) Des renversements dans les rapports de propriété ne peuvent pas avoir lieu sans des mobilisations révolutionnaires des masses.” (8)

Mais l’expropriation politique de la bourgeoisie et la nationalisation ne sont pas la même chose que la destruction du capitalisme. Entre 1944 et 1948, dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est (Pologne, Allemagne de l’Est), il y eut bien expropriation et nationalisations, mais le capitalisme y demeurait. Ce sont des conditions préalables à l’établissement d’un Etat ouvrier dégénéré dès son origine, mais c’est seulement avec l’instauration de la planification et la suppression de la loi de la valeur qu’on peut parler de destruction définitive du capitalisme.

La deuxième erreur de Hansen, qu’il partageait avec le RCP et avec Mandel, était d’insister sur la condition préalable des “guerres civiles”. Car il n’y a pas toujours eu des guerres civiles. Précisément parce qu’on parle d’Etats ouvriers dégénérés dès leur origine, il n’y a pas besoin que les masses soient mobilisées pour qu’ils apparaissent.

Pis, pour les staliniens, là où une telle mobilisation eut lieu (Tchécoslovaquie) il était absolument nécessaire de la contrôler de manière bureaucratique. Détruire toute mobilisation indépendante des masses fut une condition préalable au renversement bureaucratique du capitalisme.

Une fois que l’Internationale se fut mise d’accord sur la nature de la Yougoslavie, à partir de 1950, elle allait résoudre la question des pays de l’Est assez rapidement : l’identité fondamentale de tous les pays européens dominés par les staliniens était devenue évidente pour tout le monde.

Au Troisième Congrès, en août 1951, la résolution sur les pays du glacis, écrite pour faire plaisir à tout le monde, fut rapidement expédiée. Les Etats furent qualifiés d’“Etats ouvriers déformés”. Mais “déformés” suggère immédiatement que ces Etats sont comme l’URSS d’après 1917 — seulement touchés par des déformations, et non par une dégénérescence stalinienne — le Congrès se trouva donc obligé d’expliquer pourquoi il estimait que ces pays étaient aussi dominés par une dictature anti-ouvrière.

Pourquoi ne pas avoir choisi le terme “dégénéré”? Pour faire un bloc avec l’analyse de la Yougoslavie, qualifiée elle aussi d’Etat ouvrier “déformé”, mais pour lequel l’analogie avec la Russie bolchévique fut faite exprès.

De la même façon, l’ancienne position de Mandel, celle de “l’assimilation structurelle” fut à la fois rejetée (“il est possible d’entamer le processus d’une économie planifiée sans incorporation formelle à l’URSS” (9)) et appuyée (“il faut considérer que l’assimilation de ces pays à l’URSS est actuellement achevée” (10)). Cette dernière phrase était exagérée, étant donné que l’Histoire avait définitivement tranché la question, les pays du glacis ayant gardé une indépendance formelle, aucun pays n’ayant été “assimilé” dans le sens indiqué par Mandel.

Enfin, le Congrès admit ce que la réalité avait montré, c’est-à-dire qu’“il s’est avéré que l’action révolutionnaire des masses n’est pas une condition indispensable pour que la bureaucratie puisse détruire le capitalisme dans des conditions exceptionnelles.” (11) Mais en même temps, voulant, comme Hansen, le RCP et Mandel, avoir le beurre et l’argent du beurre, le Congrès déclara que “ceci ne veut pas dire que la bureaucratie se soit complètement privée de l’action des masses pour détruire la bourgeoisie. Elle a mobilisé celle-ci bureaucratiquement.” (12)

Cette analyse est complètement irréelle. Elle ne correspond pas à la réalité (dans plusieurs pays il n’y eut aucune mobilisation de masses — même bureaucratique — pour liquider le capitalisme) et elle présente la “mobilisation des masses” de façon idéaliste.

Si les masses ne se mobilisent pas de façon révolutionnaire, dans des organes de pouvoir ouvrier, autour de revendications transitoires, quelle est leur utilité pour la bureaucratie quand celle-ci se trouve obligée de renverser le capitalisme? Il n’y en a pas. L’Internationale chercha à donner une couverture “orthodoxe” à sa position confuse, établie longuement après les faits, sur des bases peu claires.

Loin d’être un modèle, le débat sur la question de la nature des pays du glacis, qui a duré cinq ans, nous montre la confusion, l’incertitude et en fin de compte l’absence de méthode marxiste qui caractérisait l’Internationale.



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NOTES
1 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t3, p175
2 Ibidem, p176
3 Ibidem, p177-178
4 Ibidem, p204-205
5 CR du CEI, BI du SI de la QI (mai 1949), p44
6 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t3, p433
7 W. Hunter, “Le SI et l’Europe centrale” (mai 1949), BI du SI de la QI (décembre 1949), p11-12.
8 J. Hansen, “The problem of Eastern Europe” (décembre 1949), dans Class, Party, and State in the Eastern European Revolution (SWP-US, novembre 1969), p35 et p31
9 Résolution sur les pays du glacis, Les Congrès de la Quatrième Internationale, t4, p230
10 Ibidem, p227
11 Ibidem, p229
12 Ibidem



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Les trotskystes français et la guerre

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La section britannique 1946-1948

1948 : le IIe Congrès

Le IIe Congrès et le stalinisme

La crise Yougoslave

La nature de la Yougoslavie

1949 : l'Internationale tourne à droite

L’Internationale et l’Europe de l’Est

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La révolution chinoise

La guerre de Corée

Le SWP (US) et la guerre de Corée

1951 : Un changement de perspectives

“Où allons-nous?”

"Où va Pablo?"

1951 : Crise en France

1951 : le IIIe Congrès

L’entrisme “sui generis”

La scission au sein du PCI français

La lutte au sein du SWP (US)


Pablo et Healy

La révolution bolivienne

1953 : La scission de l'Internationale

Cannon, le SWP et l’Internationale

Conclusion