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24 mai 2002
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Pour la victoire de l’Intifada !
Pour la défaite de l’agression sioniste !


Déclaration commune de la Fraction Trotskiste-Stratégie Internationale et de la Ligue pour une Internationale Communiste Révolutionnaire

L’armée israélienne a transformé les villes palestiniennes en abattoirs. Pendant des semaines elle a bombardé, persécuté et assassiné la population palestinienne. Dans le camp de réfugiés de Jénine, les chiens de guerre de Sharon ont répété le travail perpétré par leur maître à Sabra et Chatila en 1982. Des centaines de Palestiniens ont été massacrés malgré la résistance héroïque des combattants palestiniens. Des milliers ont été arrêtés, parmi eux le dirigeant des Tanzim pour la Cisjordanie, Marwan Barghouti. Sharon a tenu sa promesse de “nouvelle” politique afin de “frapper durement les Palestiniens (…). Nous devons leur infliger des pertes, des victimes de manière à ce qu’ils sentent qu’ils payent un prix élevé”. Ces pertes s’ajoutent aux 1200 Palestiniens assassinés et plus de 18000 blessés depuis le début de la nouvelle Intifada en septembre 2000.

La nouvelle offensive génocidaire de l’Etat sioniste a ranimé une solidarité massive avec le peuple palestinien à travers le monde. Des millions de personnes sont descendues dans les rues du Proche-Orient. Des centaines de milliers ont manifesté dans les rues des capitales occidentales alors que des milliers se sont mobilisés en Israël même.

Le terrorisme d’Etat d’Israël et l’Intifada sont devenus une question centrale de l’ensemble de la situation internationale. L’impérialisme et l’Etat sioniste font tout leur possible pour liquider le soulèvement palestinien, une juste lutte de libération nationale qui s’est transformée en un symbole pour les travailleurs et le jeunesse combative au niveau international.

L’heure a sonné d’organiser une solidarité décisive ! A travers le monde, les travailleurs et la jeunesse – particulièrement le mouvement anticapitaliste au coeur de l’impérialisme en Europe et aux USA — doivent apporter leur soutien inconditionnel à la juste lutte du peuple palestinien. La classe ouvrière internationale doit attaquer Israël là où ça lui fait le plus mal en organisant le boycott de tous ses produits. Elle doit apporter une aide matérielle aussi bien sanitaire que militaire et des volontaires pour la défense du peuple palestinien qui lutte désespérément comme David contre Goliath.


Pourquoi maintenant ?

Ce n’est pas fortuit si la récente offensive sioniste a été lancée dernièrement. Jusqu’à présent la classe dominante israélienne n’a pas réussi à mettre en échec l’Intifada qui a débuté en septembre 2000 même si elle lui a infligé de sévères coups durs comme à Jénine. L’héroïque jeunesse palestinienne, aux cotés des travailleurs et des paysans ont continué leur lutte pour la libération nationale malgré la politique d’occupation criminelle mise en place par l’armée israélienne qui a fait plus de mille martyrs.

Mais l’offensive réactionnaire de Sharon a provoqué une réaction imprévue et a créé d’énormes problèmes pour ses maîtres à Washington. Des millions de personnes se mobilisent dans les rues du monde arabe, dénonçant leurs gouvernements pour leur manque d’actions décisives contre l’agression sioniste. Au Caire, les premiers volontaires pour appuyer l’Intifada se sont faits connaître. Si la crise actuelle continue, les gouvernements arabes, pour beaucoup d’entre eux marionnettes fidèles de l’impérialisme US, pourraient se voir menacés par des rébellions populaires.

Les récentes attaques militaires lancées par le Hezbollah contre Israël en soutien à l’Intifada indique l’extension potentielle du conflit. Le refus du gouvernement libanais de les arrêter montre la profonde haine populaire contre Israël. On ne peut exclure le danger d’une guerre régionale.

La récente escalade est particulièrement inquiétante pour l’administration Bush qui planifie une nouvelle guerre contre l’Irak. Au moment où le mouvement de solidarité internationale avec l’Intifada est arrivé à son niveau le plus élevé, un conflit contre l’Irak pourrait provoquer une explosion régionale contre l’impérialisme et ses alliés. C’est pour cela que l’impérialisme US essaie d’imposer une réponse réactionnaire à la question palestinienne pour avoir ainsi les mains libres contre l’Irak.

Par conséquent, la récente escalade de l’agression militaire a été accompagnée d’une activité diplomatique frénétique : les tournées de Cheney et de Powell au Proche et Moyen-Orient et le retour d’Anthony Zinni comme envoyé de Bush dans la région, le “plan de paix” saoudien qui propose une “normalisation” des relations avec Israël en échange de son retrait des territoires occupés pendant que Sharon parle de la tenue éventuelle “d’une conférence de paix”. A cela il faut ajouter la résolution approuvée par le conseil de sécurité de l’ONU, appuyée par les USA, qui soutient pour la première fois l’idée de la création d’un Etat Palestinien.

Ces activités diplomatiques se combinent aux récentes critiques formulées à l’encontre de l’initiative guerrière de Sharon par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, et l’Union Européenne qui accuse l’armée de violation des droits de l’homme. Naturellement cette critique n’est que pure hypocrisie puisque l’ONU a servi d’instrument pour imposer l’embargo qui réduit à la famine le peuple irakien depuis plus d’une décennie. Et les puissants impérialistes ont aussi “oublié” leurs préoccupations droit-de-l’hommistes lorsqu’ils ont appuyé les USA dans toutes les guerres lancées au cours des 11 dernières années (Irak, Serbie, Afghanistan). En effet, les raisons de ces critiques se trouvent dans les rivalités inter-impérialistes des concurrents des USA.

L’escalade de la violence et l’initiative diplomatique ne s’excluent pas nécessairement. La répression brutale déclenchées par l’Etat sioniste est une tentative pour renforcer sa position de négociateur, anticipant ainsi toute relance des discussions en vue d’arriver à un accord politique, détruisant l’infrastructure de la résistance et en utilisant les détentions de masse comme gage des négociations.

Cependant, les intérêts contradictoires des parties engagées dans ce conflit pourraient entraîner une escalade encore plus forte. Des fractions importantes de la classe dominante israélienne sont en faveur d’une destruction implacable de toute forme de structure indépendante palestinienne et envisagent une “épuration ethnique” de la population palestinienne de certains secteurs. Les régimes arabes sont disposés à signer un accord avec l’impérialisme mais se retrouvent sous l’énorme pression de leur propre population qui les a déjà obligé à prendre leur distance lors de la “croisade” guerrière de Bush. La classe dominante des USA est elle aussi divisée sur ce que seraient des versions “dures” et “modérées” de l’agression sioniste.

Mais jusqu’à présent, la nouvelle offensive israélienne n’a pas brisé l’Intifada. Bien au contraire. Elle a provoqué une polarisation inédite au sein de la population juive d’Israël. Le mouvement des réservistes contre l’occupation s’est accru au cours des derniers mois. Depuis septembre 2000, ce sont presque mille soldats et recrues potentielles qui ont refusé de participer aux opérations militaires. De plus, des manifestations pour la paix ont été organisées en Israël, l’une d’entre elles ayant été particulièrement importante. Cependant, la majorité de la population appuie la campagne réactionnaire de guerre menée par Sharon.

La récente escalade au Proche-Orient est l’expression des contradictions explosives de la nouvelle période ouverte par l’offensive impérialiste au niveau mondial après le 11 septembre 2001. En tant que marxistes révolutionnaires, nous avions alors qualifié cette nouvelle période. Les contradictions fondamentales de l’époque impérialiste s’accentuent : guerres, révolutions et contre-révolutions. Indubitablement, la victoire impérialiste en Afghanistan a ouvert une conjoncture dans laquelle les USA et leurs alliés sont à l’offensive. Bush et sa “guerre contre le terrorisme”, c’est à dire contre tous ceux qui ne sont pas disposés à s’agenouiller devant les diktats de Washington, a encouragé les forces les plus réactionnaires à passer à l’offensive : Sharon, la tentative putschiste réactionnaire au Venezuela, le gouvernement de droite de Berlusconi, ce sont là la face visible du “nouvel ordre mondial” que veut imposer la classe dominante des USA.

Mais sa campagne militaire agressive, ses manoeuvres réactionnaires et ses programmes néo-libéraux provoquent la résistance et la haine à travers le monde, comme en témoignent les millions de personnes qui se mobilisent contre le génocide déclenché par Sharon, les mobilisations et la grève générale en Italie, le demi million de manifestants contre le sommet de l’Union Européenne à Barcelone, ou les peuples qui ont manifesté leur joie à la suite du putsch pro-yankee avorté au Venezuela.

En fait, la classe ouvrière mondiale et les secteurs opprimés ont un immense intérêt à voir l’impérialisme américain et ses laquais mis en échec partout où cela est possible.


La banqueroute de la politique conciliatrice d’Arafat

La politique de Yasser Arafat a mené le peuple palestinien au bord de la catastrophe. Son nationalisme bourgeois qui combine guérilla, diplomatie bourgeoise, corruption clienteliste et une répression brutale à l’encontre de ses opposants a conduit le peuple palestinien à un échec complet dans sa tentative de réassurer son autodétermination. La seconde Intifada prend racine dans la décision catastrophique de signer la Déclaration de Principes d’Oslo de 1993 avec Israël et les accords postérieurs (comme celui du Caire de 1994) qui ont défini l’étendue des pouvoirs de l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) et accords de sécurité avec Israël.

En acceptant de négocier l’établissement d’un Etat “indépendant” basé uniquement sur Jérusalem Est, la Cisjordanie et la Bande de Gaza, la direction palestinienne a abandonné d’entrée de jeu 78% du territoire conquis par Israël en 1948, territoire appartenant alors dans sa quasi totalité aux Palestiniens qui s’y trouvaient en grande majorité. Pire encore, dans les termes des accords d’Oslo, seuls 18% du territoire étaient mis sous le contrôle de l’ANP. Dans la Bande de Gaza, les implantations de colons sous contrôle d’Israël occupent prés de 40% du territoire, et cela pour “protéger” les 6900 colons juifs qui vivent parmi plus d’un million de Palestiniens.

Au cours des dernières années Arafat a démontré sa subordination à l’impérialisme et au sionisme, arrêtant en de multiples occasions des militants palestiniens opposés aux accords d’Oslo et souhaitant poursuivre la lutte de libération nationale. Malgré l’offensive génocidaire d’Israël, il existe un danger réel qu’Arafat accepte d’extrader des militants palestiniens poursuivis par l’armée Israélienne.

Cependant, la politique d’Arafat n’est pas simplement le fruit d’une erreur de calcul ou d’une envie de pouvoir. Elle représente les intérêts de la minuscule bourgeoisie palestinienne et ses alliés arabes qui la soutiennent en cherchant un accord avec Israël. Mais un tel accord ne pourra en aucun cas satisfaire les intérêts des masses palestiniennes.


Le nationalisme radical et l’islamisme : une impasse

En tant que révolutionnaires, nous appuyons inconditionnellement la résistance militaire du peuple palestinien. Mais nous affirmons clairement que la politique de capitulation d’Arafat comme celle des directions se voulant alternatives mènent le peuple palestinien dans une impasse. La politique des opposant d’Arafat au sein du Fatah et celle du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) est de fait une répétition de la vieille politique nationaliste petite-bourgeoise menée par l’OLP dans les années 70 et au début des années 80. Celle ci a été un échec car elle n’a jamais levé une politique d’organisation des masses dans des comités de démocratie directe comme l’ont fait spontanément les ouvriers et la jeunesse palestinienne au cours de l’Intifada. Ces courants collaborent de surcroît avec les gouvernements arabes réactionnaires au lieu d’impulser une stratégie de mobilisation des masses en vue de leur renversement révolutionnaire.

L’islamisme est également incapable d’apporter une solution juste aux masses palestiniennes. Son objectif est d’établir la domination réactionnaire d’une élite théocratique qui poursuive l’exploitation des travailleurs et l’oppression des femmes. Cela suppose la persécution de tous les juifs ; notre objectif a contrario est celui d’un futur commun, socialiste, tant pour les arabes que pour les juifs.

Les travailleurs et la jeunesse de Palestine doivent diriger eux-mêmes la guerre pour leur libération nationale. Aucune élite auto-proclamée, que ce soit celle du Hamas ou d’Arafat, ne doit leur dicter leur destin. Au contraire, en s’organisant dans les camps de réfugiés, dans les comités de villages et sur les lieux de travail, la résistance des masses peut prendre cette lutte entre ses mains. De même, les milices comme le Tanzim doivent être placées sous le contrôle des comités des camps et des villes. C’est la voie des milices populaires organisées, et non pas celle des attentats suicides qui poussent la population israélienne dans les bras de Sharon, qui est l’exemple à suivre.

Les masses palestiniennes ne doivent rien attendre des laquais de l’impérialisme comme Moubarak. Ils ne peuvent pas non plus trouver d’alliés parmi les démagogues faussement anti-impérialistes tels que Saddam Hussein ou Khamenei. Non, le seul allié réel de l’Intifada c’est la classe ouvrière du Proche et Moyen-Orient qui a le pouvoir d’arrêter l’industrie pétrolière et d’affecter sérieusement les intérêts de l’impérialisme. Seule cette classe conjointement aux masses des opprimés ont la force de renverser ces gouvernements pro-impérialistes et corrompus et établir des gouvernements ouvriers et paysans.

Il est nécessaire et urgent de construire un parti ouvrier révolutionnaire en Palestine et dans l’ensemble de la région afin de lutter pour cette stratégie : un parti qui lutte pour la libération nationale et contre toute forme d’exploitation ; un parti qui combatte toute subordination de la classe ouvrière aux fraction de la bourgeoisie (comme c’est le cas de l’alliance de collaboration de classe de l’OLP) et pour une stratégie indépendante du prolétariat ; un parti qui soit fondamentalement internationaliste qui regroupe tous les ouvriers et jeunes révolutionnaires palestiniens, arabes et juifs.


Deux Etats, ce n’est pas la solution ! Pour une république ouvrière sur tout le territoire historique palestinien où puissent vivre en paix arabes et juifs !

L’offensive militaire sioniste a indubitablement retourné le rapport de force en faveur de l’Etat d’Israël. Dans les prochaines semaines, Sharon essaiera d’utiliser cela pour arriver à un “accord” qui affaiblisse plus encore l’idée d’un Etat Palestinien, en deçà de ce qui avait été offert à Camp David en 2000. Sharon essaiera tout au plus que les leaders arabes “parlent” et négocient au nom des Palestiniens mais cela est impossible. Il exigera que l’OLP/ANP accepte explicitement le maintien des implantations juives, abandonne la revendication du droit au retour des réfugiés et de Jérusalem Est comme capitale de Palestine. Sharon espère que le peuple palestinien frappé dans sa chair et démoralisé, sous la pression des USA, accepte ses exigences.

Israël pourrait faire pression pour imposer ces exigences dans le contexte du plan de paix saoudien et de la résolution de l’ONU qui appuie l’idée de la création d’un Etat Palestinien. Ce plan a l’appui explicite de Bush, de l’Egypte et des Etats du Golfe Persique. L’attrait pour Israël réside en cela que le plan met fin à son isolement diplomatique et économique dans la région, dans la perspective d’obtenir de juteux contrats qui lui permettraient de sauver son économie affaiblie à moyen ou long terme.

Plusieurs leaders arabes ont appuyés les propositions de l’ONU et de l’Arabie Saoudite. Mais celles-ci représentent un piège comme l’était Oslo. Le plan saoudien inclut le retrait “négocié” avec l’Etat sioniste en deçà des frontières antérieures à 1967 en échange de la “normalisation” des relations entre les pays arabes et Israël. Cela impliquerait théoriquement le démantèlement des implantations de colons ou leur mise sous juridiction de l’ANP, ce qui jusqu’à présent est inacceptable pour l’Etat sioniste. Mais même si ce plan était un succès, son résultat serait le maintien ou l’agrandissement de l’ensemble atomisé des bantoustans contrôlés par l’ANP, à qui la “communauté internationale” et Israël pourraient donner le nom “d’Etat”. Cette “solution” ne ferait que perpétuer les conditions d’oppression des masses palestiniennes.

Toute illusion au sujet d’envoi de troupes de paix de l’ONU n’a aucun fondement. De fait c’est un piège pour le peuple palestinien. Ces troupes ne seraient pas envoyées pour défendre le peuple opprimé mais leurs patrons du conseil de sécurité de l’ONU : les grandes puissances impérialistes. Elles seraient de surcroît dotées d’armes légères, ce qui signifie qu’elles ne pourraient pas défendre les Palestiniens. Rappelons-nous ce qui s’est passé à Srebrenica en Bosnie en 1995 ! Si elles étaient fortement armées, en raison de la longue histoire d’appui impérialiste à Israël, cela signifierait une intervention contre la juste lutte de libération nationale des Palestiniens pour le droit au retour.

La “solution” des deux Etats vivant en harmonie et dans la justice est une chimère. L’Etat d’Israël n’est pas seulement une entité raciste, basée sur le caractère exclusivement juif de sa population qui opprime aussi un million d’arabes vivant en Israël comme des citoyens de seconde catégorie. C’est aussi un agent et un gendarme de l’impérialisme nord américain contre les masses arabes. C’est une enclave et un Etat artificiel fondé par l’ONU en 1948. Cela a conduit à l’expulsion de plus de 750000 Palestiniens des terres de leurs ancêtres. Aujourd’hui ce sont plus de 4 millions de réfugiés qui vivent dans des camps et à qui on nie le droit au retour.

L’existence d’un Etat judéo-israélien, même au coté d’un Etat Palestinien, reposerait sur le maintien de l’oppression, sur des lois racistes de citoyenneté et sur l’exclusion de millions de Palestiniens de ce territoire. Loin d’asseoir les bases d’une paix durable cela ne ferait que condamner la région à de nouveaux cycles de répression et de guerre.

De plus, un Etat Palestinien coexistant aux cotés d’Israël serait comme l’ANP actuelle : un semi-Etat qui réprimerait tous ceux désirant poursuivre la lutte pour leur véritable autodétermination nationale, un Etat dépendant de l’argent et de la bonne volonté de l’impérialisme nord américain et européen. Les termes de cette reconnaissance laisseraient tout le contrôle et le pouvoir réel entre les mains d’Israël de même que le droit à envahir, à limiter la nature du pouvoir armé de l’Etat Palestinien et à circonscrire ses liens et ses accords internationaux. Il serait en fait ni souverain ni indépendant, ce serait une fiction d’Etat.

Pour ces raisons, la destruction de l’Etat d’Israël et l’expulsion de l’impérialisme de la région est la seule solution “juste” à la question nationale palestinienne. Seule une république ouvrière, laïque et non raciste sur l’ensemble du territoire palestinien – dans laquelle tous auraient les mêmes droits et personne n’aurait de privilèges, où pourraient vivre en paix arabes et juifs-en fait une Palestine Ouvrière et Socialiste amènerait la paix et la justice, car il ne pourra y avoir de paix tant que se perpétuera l’oppression. Ce sera un premier pas pour la lutte dans la création d’une Fédération Socialiste dans tout le Proche et Moyen-Orient.

Solidarité avec le peuple palestinien ! Pour la victoire de l’Intifada ! Tsahal hors des territoires occupés ! Expulsion des colons sionistes et des troupes d’élite de l’expansionnisme sioniste ! Liberté pour Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens !

Pour la fin de la collaboration de l’ANP avec la CIA ! Liberté de tous les prisonniers palestiniens détenus par Arafat !

Non à la nouvelle “l’initiative de paix” saoudienne ! A bas les Accords d’Oslo et de Wye Plantation ! Non au retour au “processus de paix” ! Non à l’envoi des “forces d’interposition” de l’ONU !

Non au plan sioniste impérialiste visant à établir des bantoustans palestiniens ! Non au projet “de conférence de paix” de Sharon ! Non à l’exigence de mettre fin à la résistance !

Pour le droit à l’autodétermination nationale du peuple palestinien ! A bas l’Etat raciste et sioniste d’Israël ! Pour le droit au retour de tous les palestiniens dans leurs foyers et leurs propriétés d’origine !

Pour une aide immédiate et inconditionnelle, incluant des armes et des volontaires, des Etats arabes voisins à l’Intifada ! Arrêt de toutes les ventes de pétrole à Israël et aux USA ! Rupture de tous les liens commerciaux et diplomatiques avec Israël !

Pour un mouvement de solidarité international avec l’Intifada ! Obligeons tous les gouvernements, et en particulier les proches alliés d’Israël, à rompre leurs relations avec ce pays ! Arrêtons tout envoi d’armes et aide militaire à l’Etat sioniste ! Pour le boycott ouvrier de tous les produits provenant et destinés à Israël ! Pour des brigades internationales d’appui à la résistance palestinienne !

Les forces fascistes et totalement réactionnaires comptent exploiter l’actuelle colère contre Israël pour servir leurs sinistres objectifs. Non à toute forme d’antisémitisme ! Non aux attaques contre les synagogues !

Arrêtons la campagne guerrière contre l’Irak ! En cas de guerre, appelons à la défense militaire de l’Irak et à la défaite des forces impérialistes !

La seule solution à des décennies d’oppression et de guerre reste l’établissement d’une République Palestinienne, laïque, ouvrière et socialiste sur tout son territoire historique, avec des droits égaux pour les arabes et les juifs, qui soit un instrument de lutte contre les gouvernements pro-impérialistes de la région et pour la création d’une Fédération socialiste du Proche et Moyen-Orient.

Pour un nouveau parti de la révolution sociale, pour une Internationale qui revendique le patrimoine programmatique de l’Internationale Communiste de Lénine et de la IVème Internationale de Léon Trotsky.

Le 30 avril 2002


Fraction Trotskiste-Stratégie Internationale :
Clase contra Clase (CC Chili),
Estrategia Revolucionaria (ER Brésil),
Fraction Trotskiste-Stratégie Internationale (FT-SI France),
Liga Obrera Revolucionaria por la Cuarta Internacional (LOR-CI Bolivie),
Liga de Trabajadores por el Socialismo-Contra Corriente (Unificada) (LTS-CC Mexique),
Partido de Trabajadores por el Socialismo (PTS Argentine),
ainsi que la Revolutionary Socialist Tendency (RST Ukraine).

Ligue pour une Internationale Communiste Révolutionnaire :
Arbeitarmakt (Suéde),
ArbeiterInnen Standpunkt (Autriche),
Arbeitermacht (Allemagne),
Pouvoir Ouvrier (France),
Socialistická Organizace Pracujících (Trockisté) (République Tchèque),
Workers Power (Grande-Bretagne),
Workers Power (Australie),
Young Revolutionary Marxists-MRM (Ukraine).


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