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22 avril 2002
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La révolution russe de 1917 - 2

Lénine réarme le parti

L’explosion de colère des travailleurs qui balaya le régime du Tsar mena à une situation profondément contradictoire au niveau du pouvoir d’Etat. Bien qu’ils n’aient pas participé au soulèvement, et encore moins dirigé celui-ci, les hommes politiques bourgeois et libéraux se constituèrent en Gouvernement provisoire.

Ils craignaient par dessus tout les conséquences des mobilisations de masse et les conseils des ouvriers et des soldats, les “soviets” (mot russe pour “conseil”), qui s’étaient multipliés depuis février.

A leur tour, ceux qui formaient le Comité exécutif du Soviet de Pétrograd cherchaient désespérément à imposer un retour à l’ordre. La direction menchévique, c’est-à-dire réformiste, du Comité (Tchkhéidzé et Skobélev), l’aile droite des Socialistes Révolutionnaires (SR) et Kérensky, étaient tous convaincus que la Révolution Russe, parce qu’elle était une révolution bourgeoise, devait logiquement trouver son expression dans un parlement bourgeois. Le Comité exécutif incita les partis bourgeois à prendre le pouvoir et s’engagea à soutenir le Gouvernement provisoire.

Alors que la masse des délégués des Soviets étaient d’accord pour soutenir le Gouvernement provisoire, ils décidèrent aussi, indépendamment du Comité exécutif, d’établir un “comité de contrôle” pour contrôler le Gouvernement provisoire au nom du Soviet. Cela exprimait à la fois une profonde méfiance du prolétariat vis à vis du Gouvernement provisoire et l’idée que la tâche du Soviet était de faire pression sur le gouvernement et de le contrôler pour qu’il tienne ses promesses. A un meeting de masse, les travailleurs de Pétrograd déclarèrent le 3 mars :

“Nous considérons que la question essentielle du moment est d’établir un contrôle rigoureux sur les ministres qui sont nommés par la Douma d’Etat et qui ne jouissent pas de la confiance populaire. Ce contrôle doit être exercé par les représentants du Soviet des députés ouvriers et soldats.”

Les travailleurs se tournaient vers le Soviet pour exercer ce contrôle. Les résolutions des travailleurs étaient automatiquement envoyées au Soviet et non au Gouvernement provisoire. Ce qui émergea en Russie était une dualité du pouvoir : le pouvoir était partagé entre les représentants de deux forces irréconciliables. Les masses travailleuses voyaient dans le Soviet la voix de leurs luttes. La bourgeoisie voyait dans le Gouvernement provisoire le rempart contre ces luttes.

Le fait que le Soviet soutenait le Gouvernement provisoire, et en même temps le contrôlait, montre très clairement que la souveraineté d’Etat était, en réalité, divisée. Néanmoins, la volonté d’une majorité de délégués du Soviet d’appuyer consciemment une telle solution reflétait les illusions profondes d’une majorité de travailleurs dans la possibilité d’un partenariat avec la bourgeoisie.

Les dirigeants des soviets ne comprenaient pas que cette situation de dualité de pouvoir était très instable et qu’elle ne se résoudrait que par la victoire d’une des parties sur l’autre. Ils s’imaginaient que l’accord passé entre les parties pourrait se prolonger indéfiniment. Trotsky écrivit par la suite :

“Dans la révolution de 1917, nous voyons la démocratie officielle qui crée consciemment et intentionnellement un système à deux pouvoirs, évitant de toute sa force le transfert du pouvoir dans ses mains.”

En réalité, la dualité du pouvoir ne pouvait qu’être le prélude à la rupture, par la bourgeoisie ou le prolétariat, de la situation d’impasse. Trotsky expliqua :

“Soit la bourgeoisie dominera le vieil appareil étatique, le modifiant un peu pour sa propre convenance, auquel cas les soviets se réduiront à rien, soit les soviets formeront la base d’un nouvel Etat, liquidant non seulement le vieil appareil de gouvernement, mais aussi la domination des classes que cet appareil servait.”


Les bolchéviks mal préparés

Lorsque les événements colossaux de la Révolution Russe se produisirent, le parti bolchévique était mal préparé, tant du point de vue organisationnel que programmatique. Avant le retour de Lénine en Russie en avril, le parti était indécis et divisé.

A Pétrograd, le parti adopta quatre positions différentes sur la situation de dualité du pouvoir. Le Comité de quartier de Vyborg s’en tint à un programme de revendications qui combinait une méfiance profonde à l’égard du Gouvernement provisoire avec l’idée que la nature de la révolution était strictement démocratique.

Le 1er mars, il appela les soviets à former un Gouvernement révolutionnaire provisoire, revendication inspirée de celle des bolchéviks en 1905. Toutefois la tâche de ce gouvernement était de préparer une convention pour une assemblée constituante démocratique.

Le Comité de Pétrograd était composé essentiellement d’ex-prisonniers politiques, relâchés grâce à la Révolution de Février. Ils prirent une position plus conservatrice, estimant que les tâches du jour étaient celles de la révolution démocratique. Le 3 mars, ils décidèrent de “ne pas s’opposer au Gouvernement provisoire dans la mesure où ses activités correspondent aux intérêts du prolétariat et des larges masses démocratiques du peuple.”

Cette position n’impliquait aucune opposition immédiate à la ligne qui prédominait au sein du Comité exécutif du Soviet. Elle évitait de poser la question essentielle : jusqu’à quel point le Gouvernement provisoire servait-il les intérêts des masses ?


Les “trois baleines”

Le Bureau russe du Comité central en exil, composé de Chliapnikov, Molotov et Zalutsky, opéra plusieurs tournants. Il appela tout d’abord à la formation par en haut d’un Gouvernement provisoire révolutionnaire, par les partis représentés au sein du Comité exécutif du Soviet.

Son programme devait être limité à la réalisation de ce qu’on appelait les “trois baleines” (phrase du folklore russe) du programme minimum social-démocrate : la journée de huit heures, la république démocratique, l’expropriation des propriétés terriennes et leur répartition entre les paysans, ainsi que la préparation d’une assemblée constituante.

La perspective demeurait celle d’une étape purement démocratique, que la révolution ne pouvait pas franchir. La défense de cette perspective le conduisit à interdire des tracts publiés par les cellules du quartier de Vyborg, bien plus à “gauche”, qui appelaient à un gouvernement d’en bas basé sur les soviets. Toutefois cette perspective d’un pacte avec les autres partis présents dans les soviets se heurta à l’obstacle des menchéviks et des SR qui ne voulaient pas partager le gouvernement avec les bolchéviks.

Se rendant très vite compte de cela, le Bureau russe vira à gauche et le 22 mars il appela les soviets “embryons d’un nouveau pouvoir d’Etat”.

C’était le comité de rédaction de la Pravda qui avait les positions les plus à droite parmi les bolchéviks. Edité par Staline, Muratov et Kaménev, le journal déclarait le 7 mars :

“En ce qui nous concerne, ce qui compte n’est pas le renversement du capitalisme mais le renversement de l’autocratie et du féodalisme”.

Staline continuait sur cette ligne avec ce raisonnement :

“Le Gouvernement provisoire a en effet pris le rôle de défenseur des conquêtes du peuple révolutionnaire... Pour l’instant, il n’est pas dans notre intérêt de forcer les événements en accélérant l’éviction des couches de la bourgeoisie qui, inévitablement, se détacheront un jour de nous.”


Le soutien conditionnel de Kaménev

Le 15 mars, Kaménev utilisa les pages de la Pravda pour plaider un soutien conditionnel à l’effort de guerre de la Russie, l’autocratie ayant été renversée. Il n’est donc pas surprenant qu’à la mi-mars les cellules bolchéviques du quartier de Vyborg, formées d’ouvriers de la base, votèrent des motions pour expulser la direction de la Pravda du parti !

Cette confusion reflétait la faiblesse intrinsèque et les contradictions du programme qu’avaient adopté plusieurs années auparavant les bolchéviks et qui prônait une révolution démocratique en profondeur. Celle-ci devait être réalisée par les ouvriers alliés avec la paysannerie, constituant toutefois une étape distincte et séparée par rapport à la révolution socialiste.

Février 1917 vit la dynamique des revendications des masses mobilisées aller au delà du programme minimum de la république démocratique. Les soviets, les milices et le comités d’usine étaient les embryons d’un Etat d’un type complètement nouveau dont le contenu démocratique prolétarien transcendait les formes et les limites de la démocratie bourgeoise.

L’une des fractions en lutte au sein du parti soutenait qu’il fallait limiter la lutte au terrain des revendications démocratiques, l’autre tentait d’aller au delà, mais ne proposait aucun programme conséquent. Lénine parvint à dépasser les limites du vieux programme bolchévique et de ses perspectives. Le fait qu’un débat ouvert au sein du parti à cette heure cruciale permit son réarmement programmatique, témoigne de la vitalité et de la force des cadres bolchéviques, soudés par une expérience historique.

Les documents écrits par Lénine pendant la guerre, principalement sa brochure “L’impérialisme : stade suprême du capitalisme”, le portèrent à considérer la Russie comme un maillon, le plus faible, dans la chaîne de l’impérialisme mondial. Le programme de la future révolution russe ne pouvait plus se limiter à une simple révolution démocratique et nationale, mais devait partir du fait que la révolution russe était une composante de la révolution internationale contre le capitalisme même.

Cette compréhension, combinée avec une analyse lucide de la nature et des potentialités des soviets en février et mars, permirent à Lénine de réélaborer et de recentrer le programme bolchévique face à l’explosion sociale russe. Cela l’opposa à tous les groupes bolchéviques en lutte à Pétrograd et lui permit d’aboutir à une synthèse plus élevée à partir de leurs réflexes les plus sains, surtout de ceux qui étaient les plus proches des travailleurs insurgés de la base.


Rompre avec le “vieux bolchévisme”

Les réponses initiales de Lénine à la Révolution Russe furent exprimées dans une série d’articles envoyés à la Pravda, ses “Lettres de loin”. Leur contenu politique représentait une telle rupture avec le “vieux bolchévisme” tant chéri par Staline que seule une version tronquée d’une des lettres fut publiée par les éditeurs. Lénine soutenait que le soviet était “une organisation des ouvriers, l’embryon d’un gouvernement armé” et que la seule garantie pour la destruction du tsarisme était “l’armement du prolétariat, le renforcement, l’extension et le développement du rôle, de l’importance et du pouvoir du Soviet des députés ouvriers”.

Dans ces documents, Lénine, contrairement à ce qu’il avait défendu en 1905 et 1906, soutient maintenant que le Soviet constitue l’embryon d’un gouvernement ouvrier et non d’un Gouvernement révolutionnaire provisoire. Alors que l’une des tâches du Gouvernement provisoire était de préparer une assemblée constituante, Lénine ne reprend cette revendication ni dans les Lettres ni dans les Thèses d’Avril. Pour lui il s’agit maintenant de briser la machine étatique des classes exploiteuses et de la remplacer par un Etat de type nouveau basé sur les conseils ouvriers.

Lénine s’opposa au soutien apporté par le Soviet de Pétrograd au Gouvernement provisoire mais comprit le potentiel réel que revêtait la formation du “comité d’observation”. Il écrivait : “Là, il y a quelque chose de réel ! C’est digne des ouvriers qui ont donné leur sang pour la liberté, la paix et le pain pour le peuple.”

Toutefois, il ne s’agissait que “d’un pas dans la bonne direction” qui devait conduire à la création de milices ouvrières permettant à leur tour de marcher vers la “République socialiste de tous les pays”. Avec la formation des milices et des soviets, les travailleurs russes avaient fait un pas dans cette direction : “eux-mêmes doivent maintenant constituer ces organes de pouvoir d’Etat”.

Dans sa troisième lettre, Lénine annonçait : “J’ai dit que les ouvriers ont brisé la vieille machine. Il serait plus correct de dire : ils ont commencé à la briser”.

La dualité du pouvoir née de la Révolution de Février devait conduire soit à la transition vers un Etat des conseils ouvriers soit au triomphe de la réaction bourgeoise. Il ne pouvait pas y avoir d’étape purement démocratique dans le développement de la Révolution Russe.

Après son retour d’exil, Lénine put intervenir plus directement dans le parti bolchévique et développer encore plus son arsenal programmatique. Tchkhéidzé, dirigeant menchévique, prononça au nom du Soviet le discours de bienvenue à Lénine et le pressa de jouer son rôle pour “l’unité des rangs démocratiques”. Lénine refusa d’emblée et déclara :

“La révolution socialiste mondiale a déjà commencé. Ces jours-ci, tout le capitalisme européen peut s’écrouler. La Révolution Russe dont vous êtes les protagonistes a préparé le chemin et ouvert une nouvelle époque. Vive la révolution socialiste mondiale !”

Les déclarations de Lénine, qui allaient clairement dans le sens du développement socialiste de la révolution, étaient un choc violent non seulement pour Tchkhéidzé et les menchéviks mais aussi pour plusieurs dirigeants bolchéviques, essentiellement ceux qui étaient le plus à droite comme Kaménev, qui pensèrent qu’il était devenu fou. Le récit d’un témoin montre à quel point la nouvelle ligne de Lénine désorienta le parti:

“On s’attendait à ce que Vladimir Ilitch, une fois arrivé, rappelle à l’ordre le Bureau russe du Comité central, et surtout le camarade Molotov, qui avait une position particulièrement opposée au Gouvernement provisoire. Il apparut toutefois que c’était Molotov qui, de tous, était le plus proche de Ilitch.”

Même s’il ne faut pas exagérer la proximité des positions de Molotov avec celles de Lénine, il apparut bien vite que ce dernier avait des alliés dans toute une couche du parti. Il ne devait pas recommencer tout à zéro mais devait forger une alliance avec l’aile gauche, essentiellement prolétarienne. Lénine se lança dans cette lutte pour engager le parti dans une nouvelle voie.

Pour réarmer programmatiquement le parti bolchévique dans la lutte à venir, Lénine présenta le rapport “Les tâches du prolétariat dans notre révolution”, connu aussi sous le nom de “Thèses d’Avril”.

La tâche que les thèses mettaient en avant était de préparer la transition de la première étape de la révolution, qui avait donné le pouvoir à la bourgeoisie suite au degré insuffisant de conscience et d’organisation du prolétariat, à une deuxième phase “qui doit donner le pouvoir au prolétariat et aux couches les plus pauvres de la paysannerie”.

Le régime politique qui existait alors en Russie permettait de s’engager dans cette lutte non seulement parce que les masses s’éveillaient à la vie politique mais aussi parce que le régime de dualité du pouvoir empêchait, au moins temporairement, une répression violente contre les masses.

Au cours de cette lutte, il fallait que les bolchéviks renoncent à tout soutien au Gouvernement provisoire et mènent une opposition intransigeante à tout défensisme révolutionnaire du gouvernement bourgeois.

Mais surtout il fallait reconnaître que la lutte avait dépassé le programme démocratique, non parce qu’une étape démocratique était achevée et avait terminé son cours (comme les historiens staliniens l’ont toujours soutenu) mais parce que la lutte pour une république parlementaire aurait représenté un pas en arrière par rapport à la lutte pour réaliser le potentiel d’un Etat des conseils ouvriers qui existait de façon embryonnaire dans les soviets.

Seule la résolution de la dualité du pouvoir par l’instauration d’une République des soviets pouvait profiter aux masses travailleuses. Dans les paroles de Lénine :

“Retourner à une république parlementaire après les soviets des députés ouvriers serait un pas en arrière.”

Le parti devait au contraire lutter pour “l’abolition de la police, de l’armée et de la bureaucratie”, et pour que toutes ces fonctions soient prises en charge par le peuple en armes.

Lénine avait abandonné sa position précédente, où il envisageait au cours de la révolution une étape démocratique relativement distincte. Il comprenait également que la tâche immédiate ne serait pas d’introduire le socialisme.

Il s’agissait plutôt d’inaugurer la transition vers le socialisme, dans le cadre de la révolution internationale, en établissant le contrôle des soviets sur une banque nationale unique et en instaurant “le contrôle de la production sociale et de la répartition des produits par les soviets des députés ouvriers”.

Au coeur des Thèses d’Avril, il y a un programme de transition pour aller de la dualité de pouvoir vers une dictature prolétarienne, le but du programme marxiste.


Une âpre résistance due au schématisme

La lutte de Lénine pour réarmer les bolchéviks rencontra une âpre résistance de la part de beaucoup de ses camarades, encore englués dans l’idée qu’il fallait absolument passer d’abord par une étape démocratique qui pour eux n’était pas achevée. Même si la Pravda publia les Thèses d’Avril, Kaménev les préfaça avec cette remarque :

“Pour ce qui est du schéma général du camarade Lénine, il nous semble inacceptable parce qu’il part de la supposition que la révolution démocratique bourgeoise est terminée et se base sur une transformation immédiate de cette révolution en une révolution socialiste.”

Après trois semaines de discussions et de débats, Lénine gagna la majorité du parti à son programme. Après bien des hésitations, le parti bolchévique allait lutter pour affirmer devant les masses la nécessité du passage de tout le pouvoir aux soviets. Après une période de confusion sur le caractère démocratique des tâches du prolétariat, il adoptait maintenant un programme de transition vers le pouvoir ouvrier.

Rompant avec l’analyse de la Révolution Russe comme étant un événement national isolé, il luttait maintenant afin que les travailleurs russes soient à l’avant-garde de la révolution internationale. Comme Lénine le déclara à la conférence du parti qui approuva cette ligne :

“Le grand honneur de frapper le premier coup est revenu au prolétariat russe mais il ne doit jamais oublier que son progrès et sa révolution font partie d’un mouvement révolutionnaire qui devient chaque jour plus puissant...Nous ne pouvons pas considérer notre tâche différemment.”

Le rôle de Lénine dans la formulation d’une nouvelle ligne stratégique et dans la lutte victorieuse pour gagner la majorité du parti à cette ligne ne peut pas être sous-estimé. Toutefois, le rôle de l’individu dans l’histoire est conditionné par les circonstances dans lesquelles il est obligé de travailler et par les instruments avec lesquels il doit travailler.

Dans le cas de Lénine, les circonstances objectives, une situation de double pouvoir, avaient propulsé des millions de travailleurs dans la lutte révolutionnaire contre leurs ex-maîtres. Il donna une expression consciente à leurs aspirations profondes. Et avec le parti bolchévique, Lénine avait un instrument pour la révolution qui avait été trempé par des années de lutte, théorique et pratique.

Le parti, malgré les hésitations de ses dirigeants, était un parti révolutionnaire, capable de comprendre les besoins de la révolution. Le triomphe de Lénine reflétait la force du parti et pas seulement le génie de Lénine. Selon les paroles de Trotsky :

“La tradition révolutionnaire du parti, la pression des ouvriers d’en bas et des critiques de Lénine d’en haut obligèrent pendant les mois d’avril et de mai les dirigeants, selon les paroles de Staline, à ‘sortir sur une nouvelle route’.”


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