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4 mars 2001
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Résolution sur les municipales (mars 2001)

1. Les élections municipales mettent en jeu une situation complexe, combinant diverses situations locales et des motivations de l'électorat ouvrier qui concernent à la fois des questions nationales et locales. Notre consigne de vote, très claire sur le plan méthodologique, ne pourra pas être unilatérale.

2. Au premier tour, et dans l'absence d'une liste que nous considérons représentant une politique clairement révolutionnaire (à notre connaissance, aucune liste ne correspond à ce critère), notre consigne générale est d'appeler les travailleurs à voter pour les deux partis de masse qui se réclament de la classe ouvrière - PS et PC - sans privilégier l'un par rapport à l'autre.
Là où des listes de petites organisations se présentent (LO, LCR, des listes de type Motivé-e-s à Toulouse, voire les lambertistes ou d’autres) en représentant un certain mouvement local (basées sur des luttes, ou ayant acquis une base locale qui leur permet d'approcher le soutien au PC, ou pouvant rassembler une partie importante des militants et des jeunes en opposition à la politique des partis de la gauche plurielle), nous pourrons aussi appeler à voter pour eux.
Encore une fois, sauf exception (par exemple, une liste qui rassemble clairement autour d’une question qui touche la base de la politique des réformistes, comme les sans papiers), nous ne saurions pas privilégier les listes de 'gauche' face aux réformistes classiques, et nous proposerions une consigne large, visant plus qu’une liste.

3. Là où le PS et/ou le PC se présentent sur des listes avec des candidats des Verts, du MdC ou du PRG, nous devrions décider cas par cas.
En particulier, si les partis non-ouvriers de la gauche plurielle (Verts, MdC ou PRG) sont majoritaires sur la liste ou ont clairement eu une influence sur la politique de la liste, nous n'appellerons pas à voter pour eux.

4. Au deuxième tour, nous appelons à voter pour la liste la mieux placée (pour laquelle on aurait pu voter au premier tour).
Dans tous les cas envisageables, ceci veut dire des listes dirigées par le PS ou le PC, à leur nom propre ou à ceux de la gauche plurielle.
Évidemment, notre objectif n'est pas de sanctionner la politique réformiste et anti-ouvrière de la gauche plurielle, mais de permettre à l’écrasante majorité des travailleurs qui reconnaissent toujours ces partis comme étant les leurs, de mettre leurs illusions à l'épreuve du pouvoir, encore une fois, et ceci même dans le cas d'une majorité sortante se réclamant de la gauche plurielle.
Malgré leurs bonnes intentions, ceux qui refusent de voter pour les partis de la gauche plurielle, qu'ils soient des travailleurs isolés ou des organisations, se trompent de combat.
Pour le moment, la majorité de la classe ouvrière n'étend pas les critiques de la gauche plurielle - et ceci malgré quatre ans de pouvoir national, et, pour certaines villes, beaucoup plus sur le plan local - et considèrent, à tort, que ces partis représentent toujours un moindre mal.
Mettre ces partis à l’épreuve du pouvoir est l’un des moyens qui peuvent contribuer à la rupture nécessaire entre la masse de la classe ouvrière et ses dirigeants réformistes.

5. De toute façon, comme pour les autres élections, l'essentiel n'est pas la consigne de vote, mais d'avancer notre programme d'action, notre critique de l’action des partis au pouvoir et des groupes centristes, et de préparer le troisième tour, au niveau local et national.
Parmi les questions fondamentales qu’il faut soulever au sein des débats autour de la campagne, il faut souligner l'importance de l'immigration (droit de vote pour les immigrés, ouverture des frontières, des papiers pour tous), la question du contrôle ouvrier sur l'attribution des marchés d’eau etc et sur l’approvisionnement de l’eau, la nature fantoche de la démocratie locale et l’esquisse d’une forme de contre-pouvoir basée sur le contrôle ouvrier et des conseils ouvriers.

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